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en un corps à structure hexagonale, C^H^O*^, puis en pinite, CH^^O*, qui se rapproche de l'inosite et des sucres. D'autre part, comme Fa montré Maquenne, laperséite(G' H^^O"), sucre qui se rapproche de la mannite et appartient à la série grasse, se transforme par réduction et hydrogénation en un hydrocarbure à structure hexagonale C7H'^ qui appartient à la série aromatique et non plus à la série grasse.

Ce corps , d'ailleurs , donne, avec l'acide sulfurique et l'alcool, un corps identique à Vhuile de résine, dérivé, par conséquent, à la fois, et de la colophane et de la perséite ; il présente, en outre, de grandes analogies avec les essences et les terpènes G'^^Ri^ çh

et, par réduction, donne c^h''

un corps en C"H*'^, qui' Camphre.

est un des composants

du pétrole du Caucase, lequel appartient bien à la série aromatique.

On entrevoit ainsi de quelle manière apparaissent les corps de la série aromatique aux dépens des sucres et des polymères de l'aldéhyde formique. Mais il faut reconnaître que ce ne sont là que des indications très générales, nous permettant seulement d'apprécier combien sont énergiques les actions oxydantes ou i^éductrices qui s'accomplissent dans le protoplasma vivant.

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luosito.

D. Élaboration des matières azotées. — La synthèse des matières azotées et spécialement des albuminoïdes est encore beaucoup plus obscure et mal connue, en raison de leur extrême complexité, de leur instabilité conséquente, et de la dimension considérable de leur édifice moléculaire. On peut, cependant, entrevoir, au moins d'une façon grossière, quelles voies principales elle suit.

Les végétaux seuls sont capables d'accomplir cette synthèse, à laquelle le protoplasma animal est impuissant. Cependant, R. Rudzki a pu maintenir des lapins au même poids pendant un certain temps en leur donnant une nourriture absolument privée d'albuminoïde, mais contenant de l'acide iirique. On ne peut guère douter, dans ce cas, qu'il ne se soit formé des albuminoïdes par synthèse. Il en est presque de même dans les réactions assimilatrices qui aboutissent à la formation de l'hémoglobine chez les herbivores, des albumines et des nucléoalbumines aux dépens des peptones alimentaires.. Mais ces synthèses sont toujours moins étendues, plus simples que chez les végétaux. Nous avons vu à quels matériaux, H^O et GOsurtout^ les plantes empruntent le carbone, l'hydrogène et l'oxygène qui servent à l'élaboration des principes immédiats que nous venons de passer en revue. Quant à l'azote, il vient de l'ammoniaque et des nitrates du sol, et aussi de l'atmosphère. D'ailleurs toutes les plantes renferment un peu d'ammoniaque et d'acide azotique. Les amarantes contiennent même une proportion très élevée de ce dernier corps sous forme de salpêtre.

Mais l'acide nitrique présente beaucoup d'oxygène, tandis que les matières azotées végétales en renferment peu, ou même pas du tout, comme certains alcaloïdes. Ces matières se rapprochent donc davantage de la constitution de l'ammoniaque. On est, par conséquent, conduit à admettre que les cellules végétales réduisent l'acide nitrique et le transforment en ammoniaque. Cette transformation s'accompht, en effet, même quand l'azote provient, non des nitrates, mais de l'atmosphère, comme l'a montré Winogradski pour les ferments du sol. Ces fer-

RÉAOTiONS CHIMIQUES INTERNES DES ÊTRES VIVANTS. 113

ments, agissant sur le glucose, donnent, en effet, la réaction suivante :

C6Hi2 0G = c*II8 02 + 2C02 + 4 H.

Glucose. Ac. butyrique.

On a alors, sous l'influence des tensions électriques faibles qui se produisent dans le protoplasma en vertu de l'électrotonus capillaire, AzH-3H = AzH^, ainsi qu'il a été, du reste, expérimentalement déniontré.

Il en résulte que c'est par la combinaison de AziP -f- GH^O et de ses polymères que naissent les matières azotées et les albuminoïdes. Le processus de cette élaboration nous échappe presque complètement ; néanmoins, comme nous l'avons dit, il est possible d'en deviner les lignes essentielles.

D'après la théorie de Danilewsky, précédemment exposée, la matière fondamentale du protoplasma vivant renferme six gToupements chimiques : un gToupe appartenant à la série grasse, un groupe ayant la constitution des hydrates de carbone, un groupe à noyau aromatique, un alcaloïde de la série pyridique ou quinoléique,un ferment soluble ou diastase, enfin xm g-roupe riche en azote, de formule GAzH, ainsi que le pense A. Gautier. Nous avons vu l'origine des corps gras, des hydrates de carbone et des corps de la série aromatique. Nous avons établi d'autre part, en étudiant les dédoublements fermentatifs et les oxydations, que les alcaloïdes, les diastases, les amides et les aminés et enfin les corps en CAzH, Vadénine, par exemple, apparaissent en général comme résultat de la dislocation plus ou moins avancée de la molécule albuminoïde, ce qui prouve que ces groupements entrent bien dans la constitution de cette molécule. Ils sont donc antérieurs à elle, et c'est l'origine de ces groupements qu'il faut tout d'abord examiner, car peut-être nous permettront-ils de mieux comprendre le processus général de synthèse des albuminoïdes.

Les ammoniaques composées (aminés et amides) sont très nombreuses et se rencontrent surtout dans les jeunes pousses, les graines en germination. Nous ne pouvons ici les passer toutes en revue; un certain nombre d'ailleurs sont des pro-

duits de destruction ; quant aux autres, il suffit d'indiquer le mode général de leur élaboration. Examinons seulement Tune des plus importantes, Vasparagine, qui est très abondante dans les plantes étiolées, les pousses d'asperge, les graines de légumineuses, etc. Nous allons voir comment on peut la rattacher à des corps ternaires, auxquels Tammoniaque vient simplement se combiner.

L'asparaginejC^H^O'^OH.Az^H*, dérive de Tacide aspartique, C*H^O^(OHf AzH^ Or, l'acide aspartique se rapproche beaucoup de l'acide malique. C'est ce que montrent les formules suivantes :

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