‹ La physiologie généraleChapitre 70 sur 218 · DIFFERENCE · texte numérisé non relu

DIFFERENCE

■ Ces divers chiffres exphquent les phénomènes de Vasphyxie normale, c'est-à-dire de l'asphyxie uniquement due à une mauvaise proportion des constituants normaux du milieu respiratoire. Si la pression partielle de l'oxygène est insuffisante, comme cela se produit dans les hautes altitudes (mal de montagne), l'oxygène ne peut plus se combiner à l'hémoglobine et il n'y a plus hématose ; si la pression partielle de l'acide carbonique est, au contraire, trop considérable (quand CO^ atteint environ 3 pour 100, comme cela se produit dans les milieux confinés), l'acide carbonique ne peut plus se dégager du sang et l'hématose n'a pas lieu non plus. Quant à fasphyxie par intoxication (par l'oxyde de carbone par exemple) ou par des pressions trop fortes d'oxygène (5 à 6 atmosphères), nous n'avons pas à nous en occuper pour le moment. Nous ne dirons rien non plus de la respiration cutanée, qui, bien que constatée chez un grand nombre d'animaux, est mal connue dans ses détails, quoique son mécanisme soit analogue à celui que nous

venons d'exposer. Chez l'homme et les animaux supérieurs, où cette respiration existe aussi, elle est toujours très faible. L'homme, par jour et par la voie cutanée, absorbe 6 grammes d'oxygène et élimine 10 grammes d'acide carbonique environ. Dans toute la série animale, les échanges respiratoires se l'ont sous l'empire des mêmes lois, mais avec les variations qu'y introduisent les conditions diverses au milieu desquelles vivent les espèces. Le rapport des pressions gazeuses dans le milieu externe et le milieu interne change peu, mais ces pressions elles-mêmes peuvent être ou plus faibles, comme cela arrive pour les organismes des grandes altitudes (Thibet, Pérou, etc.), ou beaucoup plus fortes, comme nous le voyons chez les êtres des fonds marins. L'équilibre, dans tous les cas, est maintenu et le sang des animaux contient toujours une proportion normale de gaz. Il n'y a là qu'un fait d'adaptation qui se traduit, chez les animaux vivant dans un milieu raréfié, par une augmentation de la proportion d'hémoglobine et du nombre des hématies, comme l'ont montré Regnard et Vyault, d'où résulte une augmentation du pouvoir et de la surface d'absorption proportionnelle à la diminution de tension partielle de l'oxygène.

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