‹ La physionomie et l'expression des sentimentsChapitre 132 sur 172 · CONSTITUTION APOPLECTIQUE · texte numérisé non relu

CONSTITUTION APOPLECTIQUE

ternissent, l'inférieure devient pendante, en so3?i.^ que la bouche reste constamment ouverte.

Physionomie onanique. T-es jeunes gens qui ont contracté la funeste habitude de l'onanisme ont le teint pale et plombé ; leur peau prend souvent d'une façon permanente un fond ictérique ; sur le front, sur les tempes et sur les ailes du nez, les petites giandules sébacées se changent en boutons rouges qui ne disparaissent qug pour faire place à d'autres ; •> les yeux perdent leur éclat,'^ils se creusent, ils deviennent îânguiâsai'i-ts,*îluàgeux,'' chassieux; la pupille est constamment dilatée et la vue s'affaiblit graduellement,'; sf bien qu'ur>e lecture un peu prolongée amène de la souffrance et des larmes ; les lèvres perdent leur vermillon, elles pâlissent et se fendillent ; les dents deviennent sales, l'haleine forte et fétide. L'expression du visage est stupide et mélancolique; les manières trahissent de l'embarras et une certaine timidité, qu'un œil expert sait tout de suite à quelle cause attribuer. Le corps présente en général un développement moins avancé qu'il ne devrait l'être relativement à l'âge et souvent un commencement d'amaigrissement, une tendance à se courber de plus en plus et une faiblesse universelle.

Ces individus unissent souvent la caducité d'un vieillard aux habitudes et aux prétentions d'un jeune homme ; leurs songes sont toujours interrompus et effrayants ; leurs facultés intellectuelles sont obtuses, et la mémoire a presque disparu.

Chez la femme, le clitorisme produit des effets analogues bien que moins rapidement mortels. La teinte rosée des joues fait place à une affreuse pâleur, les lèvres se décolorent, l'œil s'alanguit, les paupières inférieures se relâchent et prennent une couleur livide et plombée ; le nez devient quelquefois douloureux, le sein s'aplatit et devient flasque ; des boutons pustuleux enlaidissent perpétuellement le front, etc. *.

Polli a fait aussi quelques bonnes descriptions de constitutions maladives ; nous donnerons comme exemples la peinture de V apoplectique et celle du phtisique *.

Consiilution apoplectique . Corps ramassé, trapu, membres gros et musclés, épaules rondes, cou large et très court, doigts des pieds et des mains courts et gros, mouvements lourds et durs, mais fermes; front large; occiput bien développé, yeux généralement petits, paupières tombant souvent

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