ÉLÉMENTS ANATOMIQLES ET MIMIQIES DU VISAGE HUMAIN
Grandeur de la, face et du crâiie et leurs rapports nintuels.
Longueur et largeur de la face et leurs rapports relatifs.
Situation des différentes parties de la face.
Forme générale.
Couleur.
Front. ^ .
Yeux, sourcils, paupières et Cils*
Nez.
Bouche.
Menton.
Oreilles.
Dents.
Cheveu j; et barbe.
Taches.
Rides.
Mouvements divers ou mimique.
Chacun de ces éléments se décompose à senteur en d'autres éléments secondaires, comme nous le verrons dans les chapitres suivants.
De tous ces éléments pris ensemble, on peut tirer des jugements qui se rapportent aux époques successives ou aux accidents de la vie.
Le sexe.
L'âge.
La imité ou la maladie.
AUérations diverses, traumrMques ou pathologiques, subies dans le
cours de la vie.
La race et la parenté.
Les divers genres de beauté.
Le caractère moral.
La place dans la hiérarchie intellectuelle.
Si l'on veut, au moyen d'une formule plus précise et plus scientifique, réduire à un petit nombre les jugements qu'il est possible de porter sur un visage humain, on peut dire qu'il y en a cinq : XQ^ng^mQwi physiologique ^V ethnique, Y esthétique, le moral et V intellectuel.
Les jugements ethnique et esthétique sont fondés presque exclusivement sur les caractères anatomiques ; aussi en parlerons-nous brièvement dans le chapitre 5 de la première partie; au contraire, le physiologique, le moral et Vvitellcctuel dépendent de la mimique plus que de l'anatomie ; c'est pourquoi nous en parlerons dans la seconde partie.
Dans les ouvrages théoriques sur l'art du dessin, on trouve quelques règles qui enseignent approximativement les proportions relatives moyennes d'un visage humain, beau ou, du moins, régulier. Les anciens ont tiré ces règles de Vitruve, les modernes d'Albert Diirer. Après Diirer, on a étudié les œuvres de l'antiquité classique, et on a voulu en déduire les lois esthétiques de la morphologie humaine. Beaucoup d'artistes, en préparant leur toile pour y peindre un portrait, commencent par y tracer un ovale et par inscrire une croix dans cet ovale. Puis ils divisent la hauteur en quatre parties, dont chacune est égale à la longueur du nez ; la largeur en cinq, dont chacune est la largeur de l'œil. Mais Camper remarque avec beaucoup de justes.•^'e que les proportions varient à l'infini d'un individu à l'autie, et que ce sont précisément ces petites dilTérences qui constituent l'individualité.
Comme nous n'écrivons pas ici un livre d'art, mais un livre d'anthropologie et de psychologie, il nous suffira de quelques mots sur la forme générale du visage.