LE FRONT
absolument conforme à la nature, puisque la première de ces formes était propre aux races les plus intelligentes, tandis que la seconde caractérisait les races inférieures et les intelligences pauvres.
Outre ses proportions relativement aux autres traits du visage, le front nous offre d'autres caractères secondaires qui varient avec la place dans la série hiérarchique, le sexe ou les divers âges de la vie.
Le grand développement des arcades sourcilières dénote un rang inférieur dans la hiérarchie des races, en même temps qu'un des signes distinctifs du sexe masculin *.
Un front étroit et fuyant avec d'énormes arcades sourcilières réunit les caractères hiérarchiques les plus bas et se rencontre surtout dans les types inférieurs des races papoues.
Chez la femme (au moins dans les races supérieures) les arcades sourcilières sont peu marquées ou font complètement défaut; le front est étroit avec des bosses très marquées, caractères qui sont aussi ceux du crâne de l'enfant.
Un autre caractère très constant du front féminin est de s'élever verticalement, puis de s'infléchir brusquement vers le sommet en faisant un angle très accentué. Au contraire, dans la tête masculine, la courbe du front se relie sans brisure avec celle qui va du front à l'occiput.
Le front de l'enfant se distingue surtout par le grand développement des bosses.
Les anthropologistes n'ont guère que cela à nous dire du front. Les artistes en disent moins encore. Parmi eux nous ne citerons que le grand Léonard qui distinguait trois formes de front, la plaae^ la concave et la convexe, et notre Cardona qui a complété cette distinction par ses commentaires. Il nous dit que la première forme, propre aux visages rosés, était pour les commentateurs d'Aristote et pour Porta l'indice d'un excellent naturel, et que la seconde ne fait pas beaucoup d'honneur, à celui qui la possède surtout quand elle n'est pas très développée dans le haut, vers le sommet de la tète. La troisième, quand elle n'est pas effrontée ou pateline, témoigne de l'harmonie des facultés et souvent de la vocation nuisicale^.
Les éluciibrations des physiognonionistes sur la valeur des
\. 'SiAtiTEQAZZK, Dei caratteri sessuali deltranio vriia'io. Archivio per l'Antrop. ecc, tonae II, p. H. — Sludii antropologici sulla Nuoca Quinea. Archivio per l'Antrop. ecc, tome VII, j\ 137.