LES JOUES — LES OREILLES — LES DENTS
Après avoir étudié le visage humain dans sa forme et dans ses caractères généraux, il faut en faire l'analyse dans ses traits, et les examiner un à un.
Si nous consultons les auteurs anciens et modernes, nous y trouvons en abondance des divinations physiognomoniques. mêlées à un très petit nombre d'observations de iaits, singulier contraste qui montre bien la pauvreté de la science, et la fécondité de l'invention humaine 1 Le plus obscur physiognomoniste nous offre cent formules, toutes plus incertaines les unes que les autres pour juger du caractère et de l'intelligence d'après les traits du visage ; tandis que les anthropologistes sérieux ont à peine effleuré le sujet, occupés qu'ils étaient du crâne qui leur semble enfermer les secrets les plus profonds de la nature humaine. Entre les physiognomonistes et les anthropologistes se placent les artistes qui ont étudié le visage au point de vue esthétique, et qui ont formulé leurs jugements d'après leur goût personnel et la tendance de l'école à laquelle ils appartenaient.
Le front. — Le front est après l'œil le plus fidèle interprète de l'intelligence. Bien des siècles avant qu'on eût étudié la hiérarchie morphologique d'après l'échelle évolutionniste, tout le monde considérait comme beau un front large et élevé, comme laid un front étroit et fuyant. Cette appréciation était