‹ La physionomie et l'expression des sentimentsChapitre 35 sur 172 · LONGUEUR DES CHEVEUX · texte numérisé non relu

LONGUEUR DES CHEVEUX

rares, des teintes extrêmes, ou qui, réunissant diverses colorations nous donnent à la fois plusieurs sensations. Voilà pourquoi nous aimons le blond cendré et le blond fauve (couleurs rares), le noir jais et le châtain prononcé. Au contraire le châtain indécis et le brun incertain nous déplaisent. La couleur rousse, bien que rare,déplait presque à tout le monde, parce que c'est un type presque monstrueux auquel s'associent toujours deux choses fort laides, une transpiration d'odeur rebutante et de nombreuses taches sur la peau.

Les cheveux peuvent être assez longs pour dépasser la longueur du corps ou assez courts pour n'avoir que quelques centimètres. Les Aryens et les Sémites ont les cheveux très longs; les peuples qui ont des cheveux laineux les ont très courts. Les Andalouses, les Hispano-américaines et les femmes du Paraguay sont célèbres par la longueur de leurs cheveux. J'ai connu à Salta une dame fort belle, dont les cheveux descendaient jusqu'aux talons et les dépassaient d'un décimètre, et au Paraguay j'ai vu des jeunes filles qui auraient pu s'envelopper de leurs cheveux et, sans aucun autre vêtement, se prétendre complètement vêtues.

La longueur des cheveux est indépendante de leur nombre ou, comme on dit vulgairement, de leur quantité. Cette quantité, d'ailleurs, s'apprécie mal au premier coup d'œil; car des cheveux gros tiennent beaucoup plus de place que des cheveux fins, ce qui peut induire en erreur. En général, les blonds ont plus de cheveux que les bruns ; les châtains sont entre deux.

Après cinquante ans, les cheveux tombent le plus souvent et la calvitie physiologique commence. Quelquefois pourtant les cheveux se conservent jusqu'à l'extrême vieillesse. Les Nègres, les Papous, les Américains, deviennent chauves plus rarement et plus tard que les Européens qui peuvent être chauves à trente ans. Les femmes qui ont les cheveux plus longs que nous, les gardent aussi plus longtemps et ne deviennent presque jamais complètement chauves.

Une section de cheveu, soumise au microscope ne présente pas toujours la même forme. Pruner-Bey et Roujon ont cru, il y a quelques années, pouvoir distinguer toutes les races humaines d'après les formes diverses qu'affectent les cheveux coupés transversalement. Mais un examen plus attentif a convaincu tous les anthropologistes que ces deux médecins s'étaient trompés, et avaient pris pour des faits constants et naturels ce qui était le résultat du sectionnement du cheveu*.

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