‹ La physionomie et l'expression des sentimentsChapitre 52 sur 172 · MIMIQUE SYMPATHIQUE · texte numérisé non relu

MIMIQUE SYMPATHIQUE

à un jeune chat en versant de l'eau dans un verre placé derrière sa tête.

Pour l'automatisme de la mimique, les enfants tiennent le milieu entre les animaux et nous. Souvent un maître d'école punit toute une classe qui s'est mise à tousser et à éternuer parce qu'un écolier a toussé ou éternué involontairement. Il croit de bonne foi qu'ils sont tous coupables d'avoir éternué ou toussé exprès. Cependant c'est presque toujours, si non toujours, un automatisme irrésistible qui pousse ces enfants à faire par imitation ce que l'un d'eux a fait par besoin l'éel. C'est réternelle histoire des moutons qui s'enfuient tous do la bergerie quand l'un d'eux s'est enfui et qui y rentrent tous dès que l'un est rentré. Et nous autres adultes, qui ne sommes ni des enfants, ni des moutons, nous participons aussi à cet automatisme animal. Les claqueurs et\es cabaleiirs de profession le savent bien ; ils réussissent souvent à décider le succès où la chute d'une comédie, en organisant une claque ou une cabale afin d'entraîner automatiquement la foule à applaudir ou à siffler. Les généraux qui ont commandé dans de grandes batailles, pourraient raconter des faits tragiques, arrivés dans des occasions très diverses, pour une raison identique.

Les faits de mimique sympathique sont plus difficiles à expliquer que les phénomènes défensifs, mais avec une analyse patiente et profonde, ils finissent, eux aussi, par s'éclaircir.

Je les rangerais volontiers dans les catégories suivantes :

Sympathies, d'imitation. Ce sont les plus communes et les plus faciles à comprendre. On baille, on s'enfuit, on regarde en l'air, parce que d'autres bâillent, s'enfuient, ou regardent vers le ciel.

Sympathies musculaires ou mécaniques. On dit non avec la tète, puis avec la main, puis encore, s'il y a lieu, avec le tronc. On menace en ouvrant la bouche, en regardant de travers, en fermant le poing, et quelquefois en levant le pie d.

Sympathie des fO)ictions. La mimique amoureuse la plus élémentaire se groupe autour du bassin où est le siège des organes génitaux, puis elle passe à la main qui caresse, «t, plus encore, à la bouche qui joue un si grand rôle dans les plaisirs de l'amour.

Sympathies obscures des centres nerveux, de sont les faits les plus obscurs de la mimiqui^ animale et ils ne pourront être expliqués que par les progrès futurs de l'histologie. Tcl.^'. sont l'acte de se gratter la tète, ou de fermer les yeux pour exprimer l'embarras, l'incertitude, la timidité, celui de faire la moue pour montrer du mépris.

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