‹ La physionomie et l'expression des sentimentsChapitre 67 sur 172 · TABLEAU SYNOPTIQUE · texte numérisé non relu

TABLEAU SYNOPTIQUE

Contractions musculaires.

Paralysies.

de la face.

du tronc.

des membres.

du cromaster.

des élévateurs des poils.

(partielles, générales.

i toniques.

( cloniques.

Tremblement.

de quelques muscles de la face.

des membres.

de tous les mouvements volontaires.

jU4 LA MIMIQUE DE LA DOtJLEUR

Suspension volontaire delà respiration.

— involonlai- de la respiration. Expiration prolongée.

Inspiration et expiration interrompue»

Troubles respiratoires et / Soupir.

sons Bâillement.

Plainte.

.Sar.glot.

Gémisaemenî»

Cri.

Lfirmes.

Perte involontaire de salive.

Trouble des sécrétions et ) Emission involontaire d'urino.

de la digestion ] Vomissement.

Diarrhée.

Sueur.

Pâlenr du visage.

— de tout le corps.

Phénomènes vasomoteurs j Rougeur du visage.

périphériques ,. j Urticaire.

Ery thème.

Erection.

Bienveillance ina"îcoutumée.

Accès de colère et de haine.

— de sentiment religieux.

Troubles psychiques { Mutisme.

Faconde et éloquence insolite.

Délire.

Rythme de la pensée et de la parole.

îl est rare que ces formes éléniento'res dj l'expression douloureuse se rencontrent isolées dans la nafare; presque toujours elles se combinent de diverses Idçoa^, 3n fo:^mant certains tableaux qui se ressemblent plus ou moins selon la nature de la souffrance et plus encore selon le caractère du patient.

Expressions de réaction.

Expressiom^ ûe paralysie.

Expressions mixtes de la douleur et du sentiment qui Va produite ou qui laccompagne.

Expressions de réaction. — Ce sont les plus communes ; elles accompagnent toutes les douleurs légères et le début'des grandes douleurs. Les courants centrifuges s'échappent le long des différents nerfs en produisant une infinité 'de'Tîiou- "vements : contraction des muscles faciaux, agitation des

CONTRACTIONS MUSCULAIRES iO^

membres et du tronc, plaintes, cris, sanglots, lif^Tissement du poil et des cheveux, menaces à des êtres réels présents ou absents ou même à des êtres imaginaires.

Toute cette complication de mouvements a un double but, celui de décharger les centres nerveux de la tension trop forte qui les accable, et celui de combattre la douleur.

Expressions de paralysie. — Elles ont presque toujours pour cause des douleurs trop fortes ou trop prolongées. Quelquefois la souffrance est si inattendue et si violente qu'elle produit la paralysie sans passer par la réaction ; et l'on peut être subitement frappé de lipothymie (évanouissement), de syncope et enfin de mort.

En dehors de ces cas qui, heureusement, sont excpptionnels, l'accablement de la douleur s'exprime par le bâillement, par la pâleur, par des pertes involontaires de salive, d'urines ou de matières, par l'abattement du visage.

Expressions mêlées de douleur et de sentiments divers. — La diversité des eflfets que la douleur produit sur les muscles du corps humain provient d'ordinaire moins du degré de cette douleur que du sentiment qui la produit ou qui l'accompagne. Ainsi, aux gestes douloureux d'un homme, nous devinons rapidement s'il soufï're d'une dent ou d'un cor ; de même, l'afTection paternelle, l'amour-propre et le sentiment de la propriété, quand on les blesse, unissent leur expression particulière à la mimique de la douleur.

Contractions musculaires. — A part les cas très rares où une paralysie générale est subitement provoquée par une douleur excessive, on peut dire que l'expression de la douleur est toujours accompagnée de contractions musculaires. Cellesci peuvent être limitées à un ))etit nombre de muscles, ou à plusieurs groupes, ou s'étendre à tous les muscles volontaires de façon à simuler un tétanos ou une convulsion générale.

Diverses circonstances peuvent contribuer à faire contracter un muscle plutôt que l'autre, mais cela dépend surtout du siège, de la nature et du degn» de la douleur.

Les muscles qui servent le plus souvent à exi)rimer la souffrance sont ceux de la face, puis ceux du cou, du tronc, des membres supérieurs, et enfin ceux des membres iufoj'ieurs.

Les contractions les plus fréquentes sont celles des muscles sourciliaires et de l'abaisseur de la lèvre inft'rieure ; aussi le' froncement du sourcil et l'abaissement de la bouche sont-ils

au nombre des signes les plus constants de la plupart des expressions douloureuses.

La contraction des muscles qui servent à la mastication est aussi très habituelle et donne à la bouche un grand caractère de résolution et de fierté. Pendant que la bouche se ferme avec énergie, la main se ferme aussi, et dans les cas les plus graves les deux mains.

Les convulsions s'observent le plus souvent comme expressions delà douleur dans le paroxj'sme extrême des souffrances morales, et coïncident presque toujours avec le naufrage complet de la patience, de la dignité et de bien d'autres vertus. Voici quelques formes de ces convulsions mimiques de la douleur :

Elévation et abaissement alternatifs de la mâdioire inférieure, sans pour^ tant que les dents viennent à se rencontrer.

Contractions fibrillaires spontanées de beaucoup de muscles des membres inférieurs, des bras et aussi du tronc.

Convulsions partielles des muscles d'une moitié de la face, à la suite desquelles la bouche reste de travers.

Convulsions des muscles frontaux et oculaires.

Convulsion du muscle superficiel du cou et des sternocléidomastoidiens.

Convulsions cloniques des muscles abdominaux.

Trismus.

Formes diverses du, tétanos.

Projections hystériques des membres et du tronc.

Paralysies. — Elles accompagnent toujours des douleurs intenses et prolongées. Il faut que de façon ou d'autre l'énergie nerveuse soit assez épuisée pour suspendre momentanément la faculté d'innervation. — Une des formes les plus simples est l'incapacité de fermer la bouche ; une des plus complexes et des plus graves est le relâchement de tous ou de presque tous les muscles des membres inférieurs et de ceux qui maintiennent le corps droit.

Troubles respiratoires et cris. — La respiration est au nombre des fonctions qui sont le plus profondément troublées par l'action de la douleur. Comme elle s'accomplit par des mouvements, les troubles qu'elle subit deviennent indirectement l'expression mimique de notre soufî'rance.

Quand l'influence modératrice des hémisphères cérébraux est à son maximum on a : l'arrêt volontaire de la respiration, l'exagération de l'acte de l'inspiration, la contraction spasmodique du diaphragme, des scalènes, des intercostaux externes,

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