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roulé sur un cylindre : le courant provenant de la source de haute fréquence est fermé sur les premiers tours de spire, les autres constituent le résonnateur proprement dit et élèvent la tension. Un curseur permet &e faire varier la longueur du circuit de la source: ceci permet de doser le courant en modifiant l'accord.
On relie l'extrémité supérieure du résonnateur à une électrode montée sur un manche (manche de Bissérié par exemple). On peut utiliser des électrodes métalliques où plutôt des électrodes condensatrices à air (Oùdin) ou à vide (Mac Intyre).
Les applications de haute tension permettent d'obtenir des étincelles ou des effluves.
Certains auteurs ont préconisé l'emploi de ces courants contre la forme arthralgique de l’arthrite gonococtique. Hayem a publié aussi quelques bons résgltats obtenus dans des talalgies rebelles.
Pour ces applications, il faut employer une électrode condensatrice que l’on promène rapidement sur es téguments. On obtient ainsi une pluie d’étincelles très fines, qui provoquent un effet révulsif : il se produit une courte phase de vaso-constriction, suivie de vaso-dilatation avec analgésie locale ,due à une dintinution de l’excitabilité des nerfs.
Personneileiment, sans nier une certaine valeur & ce proccäé, nous ne lui accordons qu'une place tout à fait secondaire parmi les divers agents physiothérapiques préconisés contre les arthrites gonococciques nous ne l’avons nous-mêmes jamais utilisé.
CA OR $ 2. — Applications d'intensité : diathermie
a) Appareillage et technique. — Dans ces applicaüons, on vise surtout l'effet thermique.
Pour y arriver, il faut employer des intensités de l’ordre de l’ampère.
Ceci entraîne quelques particularités techniques que nous allons envisager brièvement sans entrer dans le détail de l’apareillage.
Les premiers appareils de d’Arsonval donnaient naissance à desoscillations rapidement amorties et les trains d’ondes étaient peu nombreux par unité temps. Il en résultait un effet thermique assez faible et des sensations faradiques désagréables pour le patient.
L'effort des constructeurs a donc été dirigé vers la production de décharges aussi peu amorties que possible et vers la réduction au minimum du repos entre les trains d’ondes.
Ce résultat est obtenu de deux façons différentes:
— en rapprochant les électrodes et en utilisant parfois un dielectrique gazeux, on a des ondes pratiquement non amorties.
— en utilisant la lampe à trois électrodes, on obtient des oscillations entretenues : l’amplitude est constante, le repos entre les trains d’ondes est supprimé.
Les applications de diathermie se font grâce à des électrodes appliquées sur la peau du patient. Ces électrodes peuvent être constituées par des feuilles de métal su, des linges mouillés. Elles sont de taille plus
AL: 7; Pons
où moins grande de telle sorte que, la densité électrique variant, on peut graduer les effets thermiques, pour la même intensité en valeur absolue.
Par l'intermédiaire de ces électrodes, le malade est placé directement entre deux points du solénoïde à spires réglables.
Le courant passe à travers le corps humain, m1 gré sa résistance, parce qu'il ne présente pas de self, de référence au solénoïde qui en possède une.
Le courant en passant à travers les tissus les échauffe et cet échauffement augmente avec leur résistance et avec l'intensité (mais la loi de Joule n’est pas applicable, la résistance ohmique n'entrant pas seulc en iigne de compte).
Les tissus ne sont pas d'ailleurs tous également chauffés : ils n’ont pas tous, en effet, la même résistance, et Schliephake a montré que les tissus graisseux étaient chauffés avec une prédilection extrêmemenr marquée.
Dans le cas particulier qui nous intéresse : traitement d’une articulation malade, on dispose les électrodes de telle manière que la densité électrique soit maxima au niveau de l'articulation elle-même. Bordier a montré qu’il était préférable dans ce but de placer les électrodes l’une au-dessus, l'autre au-dessous de l'articulation et suivant un diamètre oblique, plutôt que de chaque côté de l'articulation (cette dernière disposition produirait une sorte de skin-effect et l’'échauffement maximum se manifesterait principalement dans la peau). Par exemple, dans le cas d’un
genou à traiter, on place une lame d’étain de 15 cm. ‘sur 20 cm. sur la face antérieure de la cuisse et une autre identique sur le mollet. Ces électrodes doivent se mouler parfaitement sur les téguments et être fixées par une bande élastique de façon à éviter toute brûlaure.
L’intensité mesurée au milliampèremètre thermique variera avec la surface des électrodes. Elle sera en moyenne par exemple de 1.200 à 1.500 M.A. pour un genou. I] faudra d’ailleurs dans les cas aigus très douloureux commencer par des intensités beaucoup plus faibles pour éviter une exacerbation des douleurs qui ne manquerait pas de se produire avec les fortes intensités.
Les séances devront être assez longues : 1/2 heure en moyenne et répétées tous les deux jours.
Si plusieurs articulations sont atteintes il faut les traiter successivement dans la même séance qui est ainsi un peu plus longue.
On peut aussi pratiquer la diathermie généralisée, ce qui provoque l’hyperthermie, maïs la d'arsonvalisation ordinaire se montre bien inférieure à la d’arsonvalisation à ondes courtes dans la recherche de cet effet. |
b) Mode d'action. — La diathermie développe de la chaleur dans l'intimité des tissus articulaires. L’équilibre électronique des cellules est aussi modifié, Il en résulte une hyperémie importante, une augmenta-
-tion des échanges qui favorise une meilleure nutrition des tissus malades,un accroissement de l'état de défen-
Deer es
se par apport supplémentaire de phagocytes polynuckéaires. Il faut y ajouter une action sédative nette sur le neurone sensitif, à condition d’utiliser des courants assez faibles, comme le recommande Duhem.
Divers auteurs, en particulier Laqueur, Nagelschmidt, Roucayrol ont démontré que sous l’influence de la diathermie, la vitalité des gonocoques était considérablement diminuée. Cette action bactéricide peut être attribuée à la haute fréquence elle-même ou à la chaleur développée par le courant de haute fréquence. Quoiqu'il en soit, de l’avis des auteurs précités euxmêmes, cette action doit être d'importance assez secondaire dans le traitement des arthrites gonococciques.
c) Résultats et indications. — Les bons effets de la diathermie dans l’arthrite blennorragique aiguëée ou chronique ont été signalés par de nombreux auteurs parmi lesquels Berndt, Laqueur, Bordier, Vignal, Cumberbatch et Robinson, etc. Dodero y a consacré sa thèse (Thèse de Paris, 1929) et il donne sept observations toutes favorables. Il conseille le traitement immédiat par la diathermie sitôt le diagnostic posé. La sédation de la douleur et des phénomènes inflammatoires est rapide, permettant la mobilisation prudente et le massage. La résorption de l’épanchement est plus tardive.
Dodero, à la suite de Cumberbatch et de C.-A. Robinson, préconise aussi le traitement immédiat par la diathermie de l’infection primitive, en agissant sur la prostate et l’urètre chez l'homme et sur les organes pelviens chez la femme. Cette thérapeutique nous sem-
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ble excellente en théorie comme en pratique, et, en particulier chez la femme nous la faisons presque systématiquement.
Quant au traitement diathermique de l’arthrite elle-même, nous croyons devoir le réserver avec Vignal aux formes arthralgiques et hydarthrosiques, encore que les ondes courtes et surtout la radiothérapie soient beaucoup plus efficaces dans ces cas. La diathermie ne sera donc le plus souvent qu’un adjuvant du traitement par les radiations. Elle est actuellement d’ailleurs un peu délaissée, en faveur de la d’arsonvalisation à ondes courtes, dont nous allons traiter maintenant.