SECTION II D’ARSONVALISATION A ONDES COURTES
Les ondes courtes sont placées dans l’échelle des radiations électro-magnétiques entre les ondes de diathermie et les infra-rouges. Elles correspondent aux longueurs d'ondes comprises entre 1 et 30 mètres, et aux fréquences de 300 millions à 10 millions par seconde.
a) Appareïllage et technique. — Les générateurs sont presque exclusivement du type à lampes, à cause de l'importance de l'énergie mise en jeu. Ils sont analogues dans leur principe aux générateurs de diathermie, mais self et capacité sont ici très réduites. Deux montages sont utilisés dans la pratique : celui de Hartley qui comporte une seule lampe triode et celui de Mesny qui en possède deux. L'utilisation se fait en plaçant le sujet entre deux plateaux de condensateur, portés par des bras mobiles, et intercalés dans le circuit oscillant. Le sujet n’a pas besoin d’être placé en contact avec les électrodes, ni même déshabillé, à cause de la prédominance du . courant de capacité : grand avantage sur la diathermie classique, tant pour la commodité d'emploi que pour la diminution des risques de brûlure.
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Outre cet avantage d’ordre plutôt pratique, il en existe un autre qui affirme la nette supériorité des ondes courtes sur la diathermie dans le but d’échauffer les tissus : la répartition des élévations thermiques est différente et variable suivant la fréquence; il y a possibilité d’un échauffement sélectif. La différence est surtout nette pour les tissus graisseux : ils se laissent facilement traverser par les ondes courtes et n’absorbent pas la majeure partie de la chaleur comme en diathermie. Avec des ondes de 10 mètres et au-dessous, il y à un maximum d’échauffement au niveau des os et du foie. Avec des ondes de 30 mètres ,on peut considérer l’échauffement des divers tissus comme à peu près uniforme.
Plusieurs techniques d’application sont utilisées. On peut distinguer des applications locales et des applications générales. 2
Ces applications, locales ou générales, peuvent être pratiquées avec des intensités fortes, moyennes
ou faibles.
Dans les applications à faible puissance (50 à 200 watts) n’entraîinant pas d’élévation notable de la température, on fait de la d’arsonvalisation proprement dite ou thérapeutique par la très haute fréquence. Cette modalité n’est guère employée dansé le traitement des arthrites gonococciques.
Avec des intensités moyennes (500 à 600 watts) ou fortes (I KW.) on pratique une sorte d’ « ultra-diathermie » sans contact.
Pour faire une application locale on place la ré-
gion à traiter entre les deux plateaux du condensateur. Ces plateaux sont tenus à distance fixe d’une plaque d’ébonite qui peut être en contact du malade ou plus ou moins éloignée suivant le but cherché : plus l’électrode est proche, plus l’échauffement est grand, mais la répartition de l’échaufement en profondeur est alors moins favorable. Les électrodes peuvent être d’ailleurs de taille plus ou moins grande. On pourrait même n’utiliser qu’une électrode. En l'absence de toute méthode exacte de mesure. «on se base sur les sensations subjectives du malade, l'impression de chaleur devant être douce. supportable, plutôt agréable » et sur ses réactions. Ainsi dans les cas aigus et très douloureux, on aura avantage à n’employer que des intensités moyennes ou même assez faibles, quitte à augmenter la durée des séances, pour éviter toute recrudescence des phénomènes douloureux. La durée des séances, est en moyenne d’une demi-heure à une heure. On fait généralement une séance tous les deux jours, mais on pourrait en faire tous les jours. Les séries comprennent 12 à 15 séances, mais en réalité « leur nombre n’a guère d'autre guide que la valeur des résultats acquis. »
Les applications générales à forte puissance déterminent une élévation de la température centrale, ou électropyrexie (Maingot). Suivant la technique primitive de Halphen et Auclair, le malade était placé sur un brancard, en espace clos, entre les deux électrodes verticales du condensateur, avec courant d’aid chaud pour assécher les gouttes de sueur. Actuellement
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