SN VER
mesure de sa formation, les applications sont sèches et plus facilement supportées que les bains. La température varie entre 70° et 120° à la sortie de l’appareil (en réalité, d’après Mme Gruspan de Brancas, la température maxima compatible avec l'intégrité de la peau est de 40° à 41°). On se guide uniquement sur la sensibilité du malade pour régler l'intensité calorique en éloignant ou en approchant l'appareil des téguments : la distance moyenne est de 10 cm. Pendant un quart d'heure on promène le jet d’air chaud sur la région articulaire, sans jamais s'arrêter de crainte de brûlures. On peut ainsi faire deux ou trois séances quotidiennes d’air chaud au pistolet pendant plusieurs semaines.
Résultats et indications. — La douche aurait un effet plus analgésique que le bain et certains auteurs (Weissembach et Françon) la considèrent comme le meilleur procédé.
Pour d’autres (Mile Rombach, Perrier, etc.), le bain agirait plus profondément et mieux sur les raideurs et les ankyloses.
C’est Bier qui, le premier, a tenté d’appliquer l’aerothermothérapie aux arthrites gonococciques. Il en a retiré de médiocres résultats dans les formes aigués et d'excellents dans les formes chroniques.
Mile Grunspan et Faroy et Mile Rombach (thèse de Paris 1911) ont appliqué la méthode systématiquement à tous les cas aigus et chroniques. Ces auteurs disent en avoir obtenu les meilleurs résultats, sauf dans les cas de pyarthroses qui peuvent s’aggraver
par ce traitement et constituent donc une contre-indi- ‘ation.
On peut associer le massage à la douche d'air chaud, suivant le procédé Frey (de Baden-Baden), vuigarisé en France par Dausset et qui donnerait de bien meilleurs résultats que la douche d'air chaud banale.
Malgré toutes ces améliorations ou guérisons accompagnées de commentaires élogieux ou même dithyrambiques, il ne convient point cependant de considérer l’aérothermothérapie comme une thérapeutique bien active du rhumatisme blennorragique.
Cette thérapeutique est désuète, elle n’est plus gucre employée actuellement que dans certains cas impossibles à traiter autrement pour des raisons d'ordre matériel et aussi en raison de sa facilité d’application par des mains non spécialisées et même non médicales.
PHOTOTHERAPIE
Nous allons envisager successivement la lumière blanche et les couleurs monochromatiques dont elle est la résultante, les rayons infra-rouges et les rayons ultra-violets. |
Ces divers rayonnements sont de même nature : ils ne diffèrent entre eux que par leurs longueurs d'ondes.
Leur action biologique — qu'elle soit calorifique ou chimique — est déterminée par leur absorption par les tissus, et cette absorption est elle-même en rapport avec la longueur d’onde. Mais à l’inverse de ce qui se produit pour les très courtes longueurs d’ondes (radium, rayons X), la pénétration augmente avec la longueur d'onde, tandis que le potentiel d'énergie augmente quand la longueur d'onde diminue.