‹ La physique en actionChapitre 11 sur 93 · Pour déterminer les variations qui affec- Magnéto · texte numérisé non relu

Pour déterminer les variations qui affec- Magnéto

*■ mètres.

tentles divers éléknents du magnétisme terrestre,

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on a établi en plusieurs lieux, d'après le plan de M. Gaussy des observatoires magnétiques, où les expériences nombreuses sont faites simultanément par un grand nombre d'observateurs à la fois. Le magaétomètre consiste principalement eu une longue aiguille prismatique de plus de 6 décimètres, suspendue, par un fil de soie sans torsion, au plafond d'une salle. A l'une de ses extrémités est fixé perpendiculairement un miroir plan, de o",o5 de hauteur sur 0,075 de large. A 5 mètres en avant du barreau, et dans le méridien magnétique, on établit un théodolite dont la lunette, qui grossit au moins 3o fois, est dirigée sur le miroir, lequel est placé de son côté. Sur le support du théodolite est établie une règle horizontale, divisée en millimètres , dont le zéro est rencontré par un fil à plomb tombant du centre de l'objectif de la lunette ; et de l'autre côté du barreau, à 10 mètres du miroir, est placée une mire fixe, une ligne noire verticale, par exemple , vers laquelle la lunette est toujours dirigée. Lorsque le miroir est perpendiculaire au plan passant par le fil de suspension du barreau et l'axe du théodolite, le fil vertical de celle-ci, qui se projette sur la mire , coupe , sur son zéro, l'image de la règle divisée qui se montre dans le miroir; mais si la déclinaison varie, le miroir cesse d'être perpendiculaire au plan dont il vient d'être question , et le fil de la lunette coupe l'image de la règle en un point plus ou moins éloigné du zéro. Pour obtenir à tout instant la mesure

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de cette variation, il ne s'agit que de mesurer trigonométrîqueinent l'angle d'écart par le rapport qui existe entre la distance de la suspension au miroir, et la distance au zéro de la division aperçue. Par ce moyens on peut mesurer des écarts excessivement petits qui échappent aux autres procédés.

On saisit donc ainsi les variations dans la déclinaison ; quant à celle de l'intensité horizontale, on l'obtient par de nombreuses observations directes de cet élément, selon la méthode ordinaire. Elle consiste à faire osciller l'aiguille pendant un temps bien connu, en comptant les oscillations. Soient n et rî deux nombres différents exécutés , d'une époque à une autre pendant le même temps, g l'intensité magnétique dans la première, ^ l'intensité dans la seconde, on aura, d'après la formule pendulaire : g i g : : ri^ : n'^ . . . ce qui fera connaître g, et, par conséquent, la variation d'intensité.

Nous ne pouvons entrer ici dans les détails du système des magnétomètres, qu'on trouvera fort au long dans le traité de M. Becquerel. Nous dirons seulement qu'aujourd'hui des observatoires magnétiques sont répandus dans de nombreuses stations, où l'on observe aux mêmes instants et avec des appareils identiques; ce qui constitue un persévérant et vaste ensemble de recherches. Les observations se font partout de a en 2 heures, aux heures paires du jour et de la nuit. Une observation sur la doit être triple. Le dernier sa-

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madi du mois est consacra par toute la terre à des observations de 5 en 5 minutes.

Affoiemrats 319. L'état Dolâire dé la boussole et sa décli-

meteorolo- , *

giqaes uaison soDt altëres ciuelquefois par certaitis phénomenes météorologiques qui se produisent y non-seuleipent dans le vqisitiage, mais même ^ de bien grandes distances. Tout le monde sait que les aurores boréales agissent 6ur l'aiguille aimantée /qui eh reçoit des perturbations considérables , rapides, irrégulières , même dans les lieux où l'aurore n'est pas aperçue; de sorte que^ par les balancements capricieux de l'aiguille, on devine qu'il y a quelque part une aurore boréale intense. Cest là un rôle fort singulier dévolu aux boussoles , qu'on pourrait comparer en cela à des sonnettes. Bien d'autres phénomènes météorologiques agissent sur l'aiguille ; tels sont les tremblements de terre , les éruptions volcaniques , les orages surtout^, lorsque la foudre vient courir dans le voisinage des aiguilles. On cite une foule de cas où Içs pôles ont été renversés par la foudre, résultats qui, non soupçonnés d'abord, ont donné lieu à de fôcheuses méprises sur la route à suivre, et à de déplorables accidents. Les orages en mer, et les fulminations de navires, âont des événements assez fréquents pour que de pareils résultats méritent de fixer l'attention des navigateurs. Toutes lés fois qu'un vaisseau a été touché de la foudre, on doit suspecter le témoignage de l'aiguille, et n'y point avoir égard, jusqu'à ce qu'on ait pu le vérifier par l'aspect du ciel décoU-

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vert. Quelquefois l'aiguille a résiste, mais tous les fers du vaisseau ont subi, par le coup de foudre, une aimantation plus ou inoina énergique, et, dès lors, exercent sur l'aiguille une action perturbatrice qui met la boussole tout à fait hors de service. C'est une éventualité qu'il ne faut jamais manquer de vérifier après une fulmination.

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