CHAPITRE XXllI. 8S
raient la charge positive du plateau /comme on le dit communément.
Pour mettre la machine en activité , il faut d'abord placer sur sa table des réchauds allumés qui, échauflant fortement Tair dans leur voisi* nage, le rendent apte à absorber beaucoup de vapeur, et par suite à sécher le plateau et les colonnes de verre isolantes. De plus, il est bon d'essuyer celles-ci circulairement,'en les frottant avec du papier non collé, bien chauffé préalablement. Quelquefois on adapte au plateau des areilles en taffetas gommé qui l'embrassent ^ et empêchent la déperdition de l'électricité dans son passage des coussins aux pointes.
Une bonne machine ordinaire donne aisément des étincelles à un, deux et même trois décime^ très de distance. Elles sautent en zig-zag à la fa« çon de l'éclair. A la même distance, et même de plus loin y les cheveux des observateurs se hérissent, k chaque étincelle tirée , le petit pendule retombe dans la verticale, à moins que le conducteur ne soit touché par un corps isolé, auquel cas le pendule descend d'une partie seulement de son angle d'écart. Dans ce dernier cas, le conducteur cède une partie seulement de son fluide au corps qui le touche, en partageant avec lui proportionnellement aux surfaces } dans le premier, au contraire, si le corps touchant communique avec le sol^ c'est-à-dire^ avec une surface con<luetrice comparativement immensa, le conducteur de la machine ne doti oonser^er,
d'après celte loi, qu'une dose de fluide excessivement petite ou insensible.
On emploie quelquefois des conducteurs secondaires, qui sont des cylindres de cuivre ou de fer-blanc, suspendus au plafond avec des cordons isolateurs de soie. En les mettant en rapport avec la machine, on a un conducteur total de surface beaucoup plus grande, et duquel on peut, par conséquent, tirer de plus fortes étincelles. De plus, si l'on interrompt leur communication avec la machine, ils restent chaînés d'électricité et se prêtent aux expériences , sans qu'on soit obligé de continuer à tourner le plateau.
Machine La macliinc ordinaire ne donne que l'éteraa^fa. " Icctricité positivc , cc qui suffit pour toutes les expériences, à peu près. Si l'on veut avoir l'un ou l'autre fluide, à volonté, on emploie la machine de Van Marum , figurée ci-dessous. Les coussins sont disposés sur un diamètre horizontal en z ^ ^ et z*; et il y
a deux arcs mobiles xxy
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venttoujours être dans des plans perpendiculaires entre eux. Quand l'arc xx est vertical, il reçoit le fluide positif du plateau , et le donne au globe gy qui le garde; alors l'arc yT est horizontal et
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