CHAPITRE XXI
di| rapport inverse du c?irré des distances , et Yon reconnaît aisément que des sons fort modérés prendraient uq caractère as^Qi^^diç^ant, si lies corps qi|i les opcasionpent étaient en ppn^açt jimnédiat 4YÇC Je tympan de l'oreille. C'est ce que réalise précisément l'expérience q^e voici. Op suspend Pincettes. une paire de pincettes au moyep d'upe ficelle qui forme deux bouts de deux à trois décimètres de |ong.
On applique les extrémités de cette ficelle dans les oreilles avec l'index de chaque main, et l'on heurte l'une I des branches de la pincette contre pp obstacle quelconque, une chaise, par exemple. I^'4br8(plement de celte verge vibrante se transmet S^ps discontinuité par la ficelle et le doigt jusque cjpns l'intérieur de l'oreille, et l'effet en est tel gu'il semble entendre les coups de ces épormes cloches qu'on nomme des bourdons.
Mais une application très-intéressante de la stéthoscope. tr£|nsmission complète des sons les plus faibles par le bois mû dans le sens des fibres, nous est o(|efte par le stéthoscope. C'est un cylipdre de bpis (Je 2 à 3 décimètres de longueur, et de qpe{ques centimètres de diapiètre^ destiné à accuser l'état intérieur de la poitrine sur laquelle 0(] l'applique par un bout, tandis qu'on appuie l'oreille à l'autre extrémité. Ce petit morceau de bois représente l'expériepce d^ la poudre dont nqu^ parlions tout à l'heure. On se sert dp stét})oscppe particulièrement pour étudier Jes divers
16 PHYSIQUE EN ACTlOIf.
bruits que produit la circulation de Tair dans les poumons; l'absence du son ordinaire en un point est en général un indice de quelque lésion dans cette partie de l'organe : or, c'est ce que l'instrument permet de reconnaître avec exactitude; car, en appliquant l'oreille elle-même contre la poitrine, on entendrait à la vérité les sons avec une intensité supérieure, mais comme l'organe recueillerait ceux qui viennent d'une grande étendue, on ne pourrait en faire l'analyse locale; tandis que le stéthoscope révèle ceux-là seulement qui viennent des points auxquels on l'applique. Suivant l'état pathologique de la poitrine, on entend des sons de diverse nature; on reconnaît, parles modifications du son, les cas de phthisie, d'excavations pulmonaires, d'épanchement dans la plèvre; le choc du cœur contre les parois de la poitrine, l'action contractile des oreillettes et des ventricules, donnent également des sons d'une nature très-reconnaissable, qui fournissent au médecin d'utiles indications. Le stéthoscope s'applique aussi aux membres pour reconnaître les fractures; car, par son moyen, on dislingue aisément le bruit que produisent les fragments séparés de l'os rompu, en frottant l'un contre l'autre. Il est à remarquer que les vêtements, quand ils sont minces, n'empêchent pas l'application utile du stéthoscope.
297. Les vibrations aériennes sont en général déterminées par le choc des solides contre l'air; mais réciproquement les vibrations de l'air se