CHAPITRE XXIX
cuivre considérable au pôle négatif. On produit donc aussi la décomposition des sels.
En plongeant ainsi des fils de cuivre argenté dans un bain de sel d'or, on obtient une dorure adhérente au pôle négatif.
En un mot, cette machine , dans laquelle n'intervient en aucune façon l'électricité, soit statique, soit dynamique, donne tous les effets produits par l'électricité, et particulièrement par la pile. C'est une pile permanente qui n'entraîne à aucun frais d'entretien , et qui est remarquablement commode pour montrer l'affinité singulière, sinon l'identité complète, des principes électrique et magnétique.
417. Toutefois, il parait qu'on vient d'exécuter une machine encore plus simple, puisqu'on y supprime les aimants, et qu'on fait agir le magnétisme terrestre par induction sur des électroaimants. Un appareil, formé de cylindres creux de fer doux entourés d'hélices de cuivre, est mis en rotation rapide; chaque hélice entre et sort brusquement, par rapport au méridien magnétique qu'elle traverse; de sorte que c'est comme si un aimant entrait brusquement dans l'hélice, et en sortait de même. 11 y a donc induction , comme avec de véritables barreaux. 11 parait que cette machine, qui décompose l'eau et donne des étincelles et des secousses comme les piles, dévie le multiplicateur plus que la machine de Clarke. Elle est due à deux habiles physiciens italiens , MM. Linari et Palmieri.
Liuari.
isë ^ PHTStQtm BN iCTÎON.
MagnétMDe 4|g. Qn rapporte aujourd'hui â là théorie des moaTcment. couraiits d'itiduction les phéhgmènes que présentent *le^ aiguilles aimantées, lorsqu'elles se trouvent dans le voisinage d'un disque métallitihë en mouvement. Placée très-près d'uri disque de cuivre en repos, une aiguille qui , écartée du mérîdieri magnétique, ne s'arrêterait qu'après troià à quatre cents oscillations, se fixe, après trois oU qliatrè seulement, dans ce méridien. Si, Taiguille étant -en repos, on fait tourner rapidement le disque, l'aiguille semble entraînée et le suit dans son mouvement rapide. Ces phénomènes curieux, que nous nous contentons de signaler d'une façon très-sommaire , vont trouver une application immédiate.
Télégraphie 419. Les pliénomèncs d'induction fournissent indactioD. Un système de télégraphie électrique auquel oh a donné, le long de certaines lignes , la préféreiice sur celui que nous avons décrit aux n°*4<^o^'st:iiv. Toutefois, il ne s'agit ((ue du mode de {production des courants; car le mécanisme dU télégraphe est le même siu fond : seulement oti remplace la pile par un appareil d'induction purement magnétique.
Oh conçoit aisément cette production de courants dans le simple appareil que représente la figure ci-contre. On y voit Une large bobine creuse entourée du double fil conducteur, et dans l'intérieur de laquelle on introduit brusquement un barreau magnétique
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