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•'«"^ Vattradion d£ Vaimant sur la limaille demie
magneti- ,
ques. heu au tour connu sous le nom de palingénésie. On prend un o^jet quel^eoeque, une carte, par exemple, susceptible d'être brûlée, et l'on découpe dans une mince tablette de bois une figure semblable à celle de la c^te; puis on remplit de cire le vide qu'on a fait, et l'on implante dans cette cire des aiguilles très-rapprochées qu'on a aimantées préalablement, et qu'on rapproche assez pour que leurs tétes^ au niveau de la cire, figurent le contour de l'objet découpé. On couvre ensuite la tablette d'une feuille de papier bien tendu. Puis^ prenant la carte ou l'objet quelconque, . dont on a ainsi dessiné en seèret la représentation , on les brûle aux yeux de l'assemblée , en annonçant que Tobjet va renaître de ses cendres. Pour cela^ on jette celles-ci dans une boite qui contient de fat limaille de fer, avec laquelle elles se mêlent. On prend une pincée de ce mélange, et Ion en saupoudre le papier tendu. La limaille seule s'attache au papier au-dessus des têtes d'aiguilles^ dont elle dessine la série, quand on a renversé et secoué U tablette; on voit donc uœ figure semblable à l'objet brûlé , et l'on suppose (d'un peu loin surtout) que ce soot les cendres de cet objet qui composent cette nouvelle figure- Le jeu du canard sur l'eau est une rëcréatû»
fortiagréable, qu'on peut varier en mille manières. On compose un palmipède en carton, qu'on recouvre de taifetas gommé et de plumes ; dans \e bec se trouve un petit barreau d'acier aimanté,
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et ranimai est placé sur l'eau. Daqs un morceau de pain on met un a^Ure petit barreau ipagné^ tique 9 puis un troisième dans r)n|:én$qr et à l'extréniité d'up bâtop } les pôles qv(e pré^nteot le bout de ce bâton et le bout d^ bec d^ panard devant être de même nature ^Jandis qu'qq doit marquer sur le pain le point qpi ppqfient l0 pèle de nature opposée. Cela fait , il est clair que si Ton présente le pain au canard pa^ |e point mar* qué^ il y aura attraction^ et la béte s'avancera comme pour prendre le pain ; si alors on lui présente le bâton , il reculera comme effrayé. Ses itqpressions apparentes varieront en vivacité selon la mesure des mouvements de l'opérateur^ par l'effet de la distance ^ et simuleront remarqual^lement les allures d'un véritable canard dans }^s mêmes circonstances.
304- L'action de l'aidant sur la limaille est Bureau mise utilement à profit pour extraire des yeux ^p*^''*****'*les atomes de poussière ferrugineuse qui peurent tomber dans les yeux , ce à quoi spn( ^i^posés les ouvriers de diverses professions. £q pré$6qtant un barreau magnétique au point de l'œil où se trouve accolé le brin de limaille , on fait sortir celui-ci sans difficulté.
305. Si le fer est attiré par l'aimsinty récipro- Essai des quement celui-ci est attiré par le fer, d^ gorte "*"*""• qu'une aiguille de boussole pscill^ près d'up fer fixe, et finit par se diriger et i^'arrétfer en face de son centre d'action. On met ce principe à profit pour interroger les minerais, et reconnaître s'ils
artificiels.
36 rUTSlQUE EN ACTION.
ne contiennent pas de fer natif, ou bien du nickel ou du cobalt , métaux légèrement magnétiques. Il suffit de suspendre une aiguille devant le minerai à explorer ; si cette aiguille oscille et finit par prendre une direction fixe , on en conclura que la masse contient une substance magnétique ; le contraire aura lieu , si l'aiguille ne quitte pas sa position d'équilibre.
AimaDts 306. La communication du magnétisme aux corps' non actuellement aimantés se fait de beaucoup de manières différentes ; et d'abord on peut aimanter le fer et l'acier sans avoir d'aimant. Par torMon. Un fil dc fcr tordu sur lui-même jusqu'à rupture devient magnétique, et attire la limaille; il a acquis par la torsion une force coercitive qui lui permet de conserver le magnétisme acquis. En réunissant en faisceau un certain nombre de fils semblables, on se trouve posséder un aimant assez puis3ant.
Par le choc. Si OU laîssc tombcr verticalement sur le pavé un barreau de fer, de sorte que , par l'effet du choc , la surface choquante dans le barreau ait subi un léger écrouissage, ce barreau est devenu magnétique, et agit comme un aimant sur une aiguille de boussole. Le pôle sud du barreau est en bas ; il attire la pointe bleue de l'aiguille et repousse la blanche. Si l'on retourne le barreau , et que , dans cette position , on renouvelle le choc , ce sera la seconde extrémité qui deviendra le pôle sud ; celle qui a choqué la première passera à l'état de pôle noi*d. On produit un effet
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semblable, en frappant de quelques coups de marteau un barreau de fer tenu dans une position verticale. Gela vient de ce que l'action de la terre s'exerce sur le fluide neutre des barreaux qu'elle décompose, et de ce que l'écrouissage crée une force coercitive qui niaintient les fluides séparés.
C'est de la même manière qu'on explique cet autre procédé qui consiste à attacher le barreau d'acier sur là queue d'une pelle que l'on tient verticale, et à frotter ce barreau de haut en bas avec l'extrémité d'une pincette tenue elle-même verticalement. La pincette verticale devient, par l'action du globe, un aimant passager qui agit sur le barreau d'acier, comme le font des aimants dans les procédés ordinaires d'aimantation. Un faisceau de plusieurs lames soumises successivement à cette action, sera un aimant très-fort.