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CHAPITRE XXII

clinaison de l'aiguille, ce qui altérera Félément même de son calcul , et par suite la direction de sa route. Lorsqu'il reverra le ciel à découvert, il recherchera par le second problème ci-dessus la déclinaison actuelle de l'aiguille, qui lui servira de base pour l'estime de sa route dans un cas analogue; et voilà comment la boussole peut diriger le navigateur. On fait d'ailleurs aussi fréquemment que possible les observations de déclinaison , combinées avec celles de longitude et de latitude, pour fournir aux marins l'élément principal de l'estime, c'est-à-dire, la déclinaison de l'aiguille en chacun des points de l'Océan.

316. La boussole de mer est forcément contra- perturbât; riée dans ses indications par l'influence qu'exer- ^ "S"*"*' cent sur elle les masses de fer répandues en grande quantité dans tous les navires. Ces perturbations méritent toute l'attention du physicien; il est évident, en effet, que si l'on ne savait pas les apprécier et les corriger, la boussole ne donnerait que des indications trompeuses, qui exposeraient le navigateur à des erreurs continuelles et funestes. C'était là un problème difficile et fort important à résoudre : or, il trouve sa solution dans le compensateur magnétique de Barlow-

Dans un navire , l'aiguille de la boussole peut être déviée : i** par les décompositions magnétiques qu'elle exerce sur les substancesvoisines; 2® par rétat magnétique permanent que peuvent posséder plusieurs de ces substances; 3° par l'é- 11. 4

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tat magnétique passager qu'elles prennent sous l'influence de l'aimant terrestre, et qui varie continuellement selon leur position variable avec celle du vaisseau lui*méme.

La première cause ne produirait que des effets minimes, dont on se garantit en plaçant Y habitacle de la boussole à une assez grande distancé de toutes les pièces de fer du vaisseau^ ce qui est toujours possible.

La seconde cause d'altération, qui est ellemême assez faible , peut être assez aisément corrigée. L'aiguille se trouvant placée, par rapport aux corps magnétiques, à une distance fort grande comparée à sa longueur, les effets qu'exercent sur chacun de ses deux pôles l'action combinée des pôles de ces corps magnétiques sont sensiblement égaux } il y a donc autant de couples qui se combinent en un couple unique et permanent, qui se compose lui-même avec le couple terrestre, et a pour résultante la direction de fait de l'aiguille. Mais si, dans chaque lieu de jl'observalion , on fait tourner \û navire sur luimême^ tandis que le couple terrestre conserve sa position, le couple du vaisseau change Li sienne; il en résulte donc une déviation variable susceptible d'un certain maximum à droite dtt méridien magnétique, et d'un maximum égftl à S4 gauche, si Ton fait tourner le vaisseau en sens contraire ; la moyenne entre ces deux po* sitions extrêmes de l'aiguille donnera sa vraie direction.

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