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Conservation de l'énergie

Si l'on s'arrête aux apparences, on peut supposer que, dans certains phénomènes naturels, des éléments de la matière s'anéantissent. Il semble, par exemple, qu'un corps qui brûle se détruit. Les travaux des chimistes ont montré qu'il n'en es^ pas ainsi. Si l'on recueille avec soin tous les gaz que produit la combustion d'un corps, qu'on les pèse, qu'on ajoute leur poids à celui du résidu solide qui peut subsister, et qu'on retranche le poids de l'oxygène absorbé, on trouve une somme précisément égale au poids primitif du corps. Nous afSrmons donc, par une induction fondée sur des observations nombreuses, que, dans la partie de l'univers que notre expérience peut atteindre, il n'y a ni création, ni annihilation de matière. Une théorie semblable appliquée au principe du mouvement est le quatrième des caractères que nous passons en revue.

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