‹ La phytographie; ou, L'art de décrire les végétaux considérés sous différents points de vueChapitre 3 sur 82 · PREFACE IX · texte numérisé non relu

PREFACE IX

qui autorise à les recommander comme exemples dans les autres parties de la science.

La durée des livres de botanique dépend plus du sujet dont ils traitent que de leur mérite intrinsèque. C'est triste, c'est injuste, mais le classement et l'emploi d'une bibliothèque spéciale, comme celle où je vis depuis nombre d'années, me force d'en convenir.

Voici, par exemple, des rayons remplis d'ouvrages de physiologie. Excepté quelques bons résumés modernes et quelques mémoires publiés depuis une vingtaine d'années, presque tous sont oubliés. J'aperçois, il est vrai, deux petits volumes qui brillent comme des étoiles dans ce milieu obscur : la Statique des végétaux de Haies et les Recherches chimiques sur la végétation de Théodore de Saussure. Ceux-là ont servi de base à la physique et à la chimie végétales, et ils sont si bien faits qu'on les consulte toujours. Ajoutez Duhamel, car des expériences originales et exactes conservent longtemps leur valeur, mais la multitude des autres ouvrages anciens de physiologie ne laisse, il faut en convenir, que l'impression de choses vagues, diffuses, souvent hypothétiques, presque toujours contraires aux données actuelles de la physique et de la chimie. On les ouvre bien rarement aujourd'hui.

Jetons maintenant un coup d'œil sur une division différente, celle des livres d'anatomie. Plusieurs, très modernes, ont été mis soigneusement à la portée de la main, tandis qu'un nombre bien plus considérable d'ouvrages qui n'ont pas plus de trente,

Page 1