‹ La phytographie; ou, L'art de décrire les végétaux considérés sous différents points de vueChapitre 30 sur 82 · BXGBS DE DÉVELOPPEMENT A ÉVITER · texte numérisé non relu

BXGBS DE DÉVELOPPEMENT A ÉVITER

Une description, sans être diffuse ou mal écrite, peut renfermer des détails insignifiants, qui allongent sans aucun avantage et nuisent à la clarté. En voici des exemples :

Dans la synonymie, lorsqu'on a ci té. le premier auteur qui a employé un nom et les auteurs subséquents qui ont donné sous le même nom des renseignements originaux ou une figure, lorsqu'on a ajouté peut-être la citation d'un ouvrage général important, il est bien inu-

tile de mentionner une foule d'auteurs qui ont parlé de Fespèce, du genre ou de la famille sans aucune observation originale. Le silence, dans ce cas, gagne de la place et évite aux lecteurs des recherches bibliographiques dont on a constaté l'inutilité. Les ouvrages antérieurs à la nomenclature binominale ne méritent pas d'être cités pour la phrase, qui était alors le nom. S'ils renferment des caractères bien observés, ou des localités d'une plante rare, ou des figures de quelque valeur, le cas est différent. ^Beaucoup de noms inédits qu'on rencontre dans les herbiers ne méritent pas non plus d'être cités, parce qu'ils viennent de botanistes médiocres ou paraissent avoir été mis sans examen suffisant. Peut-être l'auteur n'aurait pas voulu les publier, s'il avait étudié plus récemment le sujet.

Dans les descriptions mêmes on a raison quelquefois d'omettre certains détails très minutieux, difficiles à expliquer et qui paraissent tout à fait accessoires ou variables. Il y a évidemment une limite que chacun doit apprécier, selon la nature des objets. La répétition de caractères dans des articles successifs concernant la famille, les tribus, les genres, les espèces, ne sont pas un développement, mais du verbiage.

Enfin, dans l'habitation d'une espèce, des citations très multipliées de localités sont par fois inutiles. On les donne quand il s'agit d'une espèce rare. Au contraire, pour une espèce commune, l'indication par provinces, ou même, dans le cas d'espèces à grande habitation, par pays et régions un peu étendues, suffit complètement. Les auteurs de flores ont des signes commodes à employer, par exemple pour les plantes communes C (commune), très communes CC. Enfin, pour les espèces dont Vaire géographique est très vaste et continue, en indi-

quant les extrêmes dans tous les sens on évite la citation de localités.

ARTICLE IV

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