‹ La phytographie; ou, L'art de décrire les végétaux considérés sous différents points de vueChapitre 48 sur 82 · SCIENTIFIQUE · texte numérisé non relu

SCIENTIFIQUE

Le langage scientifique est basé sur le latin et le grec. Toutes les langues modernes ont été obligées de se plier à l'introduction des mots spéciaux tirés de ces langues anciennes, et il en est résulté des usages qui permettent d'introduire semblablement de nouveaux mots quand ils proviennent de la même origine. Nous l'avons déjà remarqué pour les noms d'organes. Ovulum. nucleus, dermatogène, hypoderme, etc., passent ave»'

la plus graude facilité en français, en allemand, en anglais, etc., tandis que KoernerscMcht , Spaltoeffnungen, etc., no peuvent s'incorporer dans aucune langue hors de Tallemand, et, ce qui est plus grave, ne peuvent pas entrer dans les descriptions latines, dont l'emploi est universel. Les termes caractéristiques présentent les mêmes différences.

Par exemple, sans discuter si la classification des nervures par Léopold de Buch (1) est bonne ou mauvaise, il est clair que les termes qu'il avait créés, tels que Saumlaeufer, Bogenlaeufer, sont impossibles. On ne peut pas admettre dans une description les circonlocutions qui en résulteraient : Nervi a cl. Buch Bogenlaeufer dicti, etc. (2).

On trouve dans les autres langues modernes des termes également intraduisibles. Nous avons, en français, les capsules s'ouvrant en boîte à savonnette. Il a bien fallu dans les textes latins, anglais, allemands prendre un autre terme. Linné disait capsula circumscissa, et quand on a voulu un mot unique, on a créé comme une sorte de nom d'organe, Pyxidium,

D'une manière générale on est obligé d'admettre qu'f/^ terme, ou un nom d'organe ou de groupe, dans une langue vulgaire, lorsqu'il ne peut pas entrer dans un texte latin par une modification de la désinence^ nest pas scieiUifique. Il en résulte qu'on fait mieux de ne pas s'en servir, et que des mots, même plus récents, tirés du grec ou du latin, doivent leur être préférés.

(1) Ueber Blattnerven und ihre Vertheilung» In-S. Berlin, 1852.

(i) Les paléontologistes ont examiné très soigneusement les nervures et les ont désignées par des termes réguliers. Je recommanderai de suivre à cet égard Schimper, Paléont. végét., et Lesquereux, Contrih. to fossil flora of ftett. territ., in-4, part. Il, p. 123.

bt Oasdolle, La PhytographUé l'«

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