PRÉFACE XI
ment des vues originales, philosophiques, et encore, dans ce cas, les ouvre-t-on plus souvent pour les détails que pour les théories, dont le règne est presque toujours passager. Ainsi, dans le PhilosopMa hotanica de Linné, ce qu'on cherche le plus aujourd'hui, c'est la définition des termes et quelques directions importantes sur la rédaction des ouvrages descriptifs.
Parlerai-je des livres de matière médicale plus nombreux encore que les traités? Quelques-uns des plus modernes ont du mérite sans doute, mais combien d'autres ne sont que de pures compilations !
Que reste-t-il donc qui soit durable en fait de catégories de publications botaniques? Le voici : Les descriptions déplantes ou dégroupes qui étaient nouvelles ou contenaient quelque chose de nouveau,
ne fût-ce que des noms. On les consulte et consul-
tera toujours, par des causes qui ne peuvent changer, car il faudra toujours savoir les noms donnés aux genres et espèces, vérifier si une plante qu'on a sous les yeux concorde avec d'anciennes descriptions, et chercher dans les auteurs des détails qu'on ne voit pas sur certains échantillons plus ou moins incomplets. D'autres informations, sur les localités, les époques de végétation, les usages, etc., peuvent se trouver dans de vieux livres. Par toutes ces causes, on emploie journellement des descriptions qui remontent à quarante ou cinq;uante ans, même à un siècle et au delà. Rumphius, Rheede, Glusius, Bauhin, etc., peuvent avoir fait de bonnes observations, utiles à relever môme à notre époque, et la loi de priorité