‹ La phytographie; ou, L'art de décrire les végétaux considérés sous différents points de vueChapitre 7 sur 82 · XIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XIV PRÉFACE

tous les cas, de recourir aux hommes spéciaux. Et, d'un autre côté, quelle que soit leur carrière, ils auront besoin d'observer avec leurs yeux, sans aucun instrument, et de savoir décrire ce qu'ils voient. Les études de langues et de mathématiques les détournent beaucoup de Tobservation. C'est à rhistoire naturelle de la leur apprendre, et le meilleur moyen pour observer est de décrire, puisque cela force à passer régulièrement en revue les objets si variés et si compliqués qui composent la zoologie ou la botanique. Pour bien décrire il faut classer et nommer, en suivant des règles qui reposent sur des raisonnements. Je regarde donc comme très utile d'avoir appris, une fois dans sa vie, ce qui caractérise une association naturelle, comment les naturalistes ont nommé et classé des milliers de groupes, et avec quelle précision ils savent en exposer les caractères. Les principes s'oublient moins que les noms d'organes ou d'espèces, et souvent on peut les appliquer à autre chose. Des hommes de mérite m'ont affirmé que pour avoir appris nos méthodes de classification, de nomenclature et de description, ils se sont trouvés plus capables de rédiger clairement, par exemple, des mémoires administratifs, des rapports financiers, des procès-verbaux judiciaires ou de simples récits de voyages.

Le volume actuel a pour but de perfectionner les méthodes de description, déjà si remarquables, qu'on emploie en histoire naturelle. Je parle essentiellement de la botanique, mais plusieurs de mes réflexions et de mes conseils sont applicables aussi à

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