‹ La Picardie historique et monumentale (volume 2)Chapitre 20 sur 63 · ET SES PROFONDES CONNAISSANCES · texte numérisé non relu

ET SES PROFONDES CONNAISSANCES

Soutien du pauvre et de L’orphelin il n’eut de bien que pour eux REQUIESCAT IN PACE.

(Note de M. l’abbé Armand).

de cloches, pendant une année qu’ils sont venus en ce lieu travailler » (i). Le 28 août 1674, on bénit la petite cloche Marie-Thérèse (2).

Le 8 juin 1716, le maveur ordonne de payer 70 sols à Jean Gambier, charpentier, « pour avoir relevé la grosse et la petite cloche et autres travaux auxdites cloches » (3).

Trois ans plus tard, les cloches étaient à refondre. Le 3o avril 1719, les maire et principaux habitants de Crécy délibèrent sur les réparations à faire au beffroi du clocher et aux moutons des cloches; les travaux sont adjugés le 29 mai (4). Le 23 juin, on paye à Giber, fondeur, 60 livres 4 sols pour avoir fondu les cloches de l’église (5).

En 1744, les sieurs Camus et Dubois, fondeurs, refondent une des cloches de l’église en même temps que celle de l’hôtel de ville (6).

Actuellement la tour de Crécy contient une belle sonnerie de trois cloches du xixc siècle, sorties des ateliers de Gorlier à F révent (7).

Il existe depuis très longtemps, dans le clocher, une horloge à cadrans extérieurs. On voit dans les comptes municipaux qu'en 1 633, elle fut menée à Hesdin pour être réparée (8). En 1 6 58, 1716 et 1757, nouveaux travaux à l’horloge.

Crécy a longtemps possédé une Confrérie de Charité (9). Ce bourg, seul peut-être en France avec celui de Samer en Boulonnais, conserve encore l’usage moyen-âgeux du sonneur des trépassés, allant de rue en rue, agitant des clochettes et recommandant aux prières les âmes des défunts.

Le presbytère est daté, sur sa porte, de 1719 (10'.

R. Rodière.

(1) Arch. Comm., CC. 4.

{2) GG. 3, registres de catholicité.

I3I CC. 11. - « Estât des ouvrages de serrurrie que jay fait et fourny par moy Nicolas Bridoux, tant â l’orloge qu'aux cloches et autre endroit dans le clocher », 1716 (ibid.).

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