CHARLES COMTE DE LANNOY MORT EN
2° Louise de Torcy , comtesse de Lannoy, morte en 1704 (mère du précédent);
30 François, baron de Lannoy et de Bretez, maréchal de camp, gouverneur du comté d’Eu, etc. ;
40 Madeleine de Lannoy, épouse d’André de Monchy, marquis de Senarpont.
(4) Comme à l'église de Gouy-Saint-André (Pas-de-Calais).
Les divisions intérieures de la tour ne correspondent pas aux larmiers extérieurs. Au-dessus du porche est une salle de guet, également voûtée d’ogives, sans formerets; la clef et les culots n'ont pas d’intérêt. Au nord et au sud, petites fenêtres en plein cintre, percées irrégulièrement, car elles ne sont ni au milieu du mur, ni en
face l’une de l'autre. Dans cette salle, contre le mur ouest, on remarque une grande cheminée. dont le linteau appareillé est composé de sept pierres et décoré de trois moulures prismatiques formant une anse de panier très aplatie.
Au-dessus, la hotte peu inclinée est traversée à mi-hauteur par un large cordon. Les piedsdroits ne sont pas ornés. Audessus du tout, un arc de décharge rejoint la voûte de la salle. Le foyer de cette cheminée a certainement réchauffé les guetteurs, au temps des anciennes guerres (i).
Les fenêtres de l'étage supérieur, aiguës au dehors, sont en plein cintre à l'intérieur. 11 n’y a jamais eu de flèche en pierre. Un lourd capuchon de charpente termine le clocher.
La nef et le chœur, avec chevet à trois pans, ne forment qu'un seul vaisseau, sans autre division qu’une simple grille; ils sont construits en craie taillée, comme la tour, et éclairés par de larges fenêtres en plein cintre. Dans la première travée sud, un portail latéral muré, en tiers-point, sur pilastres doriques, porte, à sa clef, la date 1684, qui doit être celle de l'église.
Au-dessus, une grande niche cintrée, dont le socle repose sur une tête de chérubin. Deux autres têtes semblables et des guirlandes versées accompagnent la niche, qui est couronnée d'une archivolte sommée d'un vase crucifère au milieu, et de deux corbeilles de fleurs sur les retours horizontaux. Dans la niche, une Vierge-Mère en pierre, du même temps.
Dans l'église (2) et au dehors, on remarque plusieurs épitaphes des familles
Maison-Ponthieu. — Cheminée dans le clocher de l’Église.
(1) Rapprocher cette cheminée de celles qui existent dans les tours d'Allery (Somme), Dannes, Marck-en-Calaisis, et dans les combles de l’église de Wavrans (I’as-de-Calais). et de celle de l'église de Crécy, si malheureusement masquée dans une restauration récente. 11 y en a une aussi dans le clocher de Senonches (Eure-et-Loir).
(2) Noter une grande statue de saint Roch, en bois, ancienne.
des Essarts et de Fléchin, que je reporte eu note à cause de leur date relativement récente (i).
La cloche est une des plus intéressantes de Picardie, par la beauté de son ornementation. Elle porte l'inscription qui suit, en gothique carrée :
* I Croix fleuronnée) fforcnrc i>c WifjTorq îmmc botmirieee bc tcnfliflYe et fois bc fonsuntaf cfcuict fr bubirt fieu bc tcnaifTcs foubrinop et bc CI) ai fou et
* ( Croix fleuronnée) bamoifefle WafCnrgc bc Wifforq fit feme mont nornej foife firc jeÇnn ficcquct cure bc mnifon tljomas bc enfles finit™ biiby f mif v'fyyi.
110U6 fict me nnccf goutbin.
(i) i° Plaque de marbre noir, à lettres d’or, appliquée contre le mur sud du chœur, à l’intérieur :
Ecu ovale aux armes des Essarts : de gueules à 3 croissants d'or; supports : deux aigles gardantes: couronne de marquis.
E.N ATTENDANT I.A RÉSURRECTION || I CI REPOSE || LE CORPS DE Mf.SSIRE CllARLES MARIE HüBERT || DES ESSARS || CHEVALIER, MARQUIS DES ESSARS || ANCIEN OFFICIER AUX GRENADIERS DE FRANCE, || CAPITAINE DE DRAGONS, || CHEVALIER DE L’ORDRE ROYAL ET MILITAIRE || DE St LOUIS || ET DE L’ORDRE DE ST LAZARE, || DÉCÉDÉ EN SON HÔTEL || A ABBEVILLE,
rue des Capucins, || le vingt six Octobre || mil huit cent trente deux || dans sa quatre vingt deuxième année, ||
IL A DOTÉ II AVEC UNE LARGESSE SEIGNEURIALE, || LES EGLISES || DU ST SÉPULCRE ET DE St JaCQUF.S D'AbBEVILLE || L’EGLISE DE MaISON-PoNTHIEU H ET LES ÉCOLES DE CETTE PA ROISSE. || PRIEZ DlEU POUR LE REPOS DE SON AME. || IL ÉTAIT FILS || DE
Messire Louis des ESSARS, || chevalier, Comte des ESSARS, || commandant général des gardes cotes, || chevalier de l’ordre Royal et militaire || de St Louis, || et de Dame Henriette || de MONCHY, || Dame df. Francières || Vicomtesse de la Queute.
20 Plaque semblable, vis à vis la précédente, sur le mur nord; armes des Le Roy de Saint-Lau, d'arur à trois écus d' argent, chargés chacun d’une croix pattèe de gueules, sous couronne de marquis ; supports, deux lions regardants :
EN ATTENDANT U LA RESURRECTION || ICI REPOSE || LE CORPS || DE D"E PHILIPPE-LOUISE-IIORTENSE || LE ROY || EPOUSE
de Charles-Marie-Hubert || DES ESSARS || décédée le 24 mars 18 1 3, âgée de 66 ans. || Bonne Epouse, Ame sensible et bienfaisante, || Elle eût voulu essuyer les larmes de tous les Malheureux. || PRIEZ DIEU POUR LE REPOS DE
SON AME. Il DE PROFUNDIS . REQUIESCAT IN PACE. || AMEN. (a).
(a , Sur le comte et la comtesse des Essarts, cf. Correspondance de la famille des Essars, contribution à l'histoire de la Révolution, par le C‘e de Saint-Pol; Abbeville, 1903, 77 pp. in-8°.
Contre les murs extérieurs de l’église, plaques de cuivre portant les épitaphes qui suivent :
Au chevet : i° Plaque minuscule cintrée :
ICI REPOSE II LE CORPS DE CHARLES ANDRÉ || DES ESSARS || DÉCÉDÉ LE 2 AOUST 1805 || PRIEZ DIEU POUR SON AME. 2° Plaque carrée :
CY DEVANT REPOSE LE CORPS DE MAÎTRE || NÎCOLAS ClIOCqUET NATÎF DE LA PAROis || SE DE SAÎNT FÎRMÎN LE CONFESSEUR DE || LA viLLE D’aMÎENS QUÎ A ÉTÉ CURÉ || DE CETTE PAROÎSSE L’ESPACE DE ViNGT || ANS, CSAPELAÎN DU SAiiNT SEPULCRE || DANS L’EGLiSE DE LADÎTTE PAROiSSE || DE SAÏNT FÎRMÎN LE CONFESSEUR, ET j| AUSSi CIIAPEL AÎN DE S Ai NT NÎCOLAS || DANS l’eGLÎSE PAROisSÎALE DF. SAhNT || MAÎXENT EN VÎMEUX, DÉCÉDÉ LE || VÎ.NGTiÉME jOUR DE juÎN, MÎL SEPT || CENT QUATRE VÎNGT
sept, âgé de || quarante sept ans. |j PRIEZ DIEU POUR LE REPOS DE || SON AME. (Tête de mort, os en sautoir). 30 ( Tête de mort, vue de profil ; ossemen ts) :
ICI II REPOSE LE CORPS || DE MESSIRE ANTOINE ISIDORE Lf.BLOND || DECEDF. CURÉ DE MAISON LÈS PoNTHIEU || LE 28 MARS 1827 AGÉ DE 67 ANS || IL EMPORTE LES REGRETS DE SA FAMILLE || ET DE SES PAROISSIENS. || IL FUT CURÉ DE CETTE PAROISSE PENDANT 40 ANS. || REQUIESCAT IN PaCE.
40 Contre un contrefort au nord du chœur; plaque cintrée :
(Tête de mort, ossements ) :
A LA GLOIRE DE DIEU II ET A L’HONNEUR DE LA VERTU HOSPITALIÈRE || LA PIÉTÉ RECONNAISSANTE || ICI REPOSE || LE CORPS DE HAUT ET PUISSANT SEIGNEUR || ARMAND EDOUARD Hf.NRI COMTE DE FLECHIN || MARQUIS DE WaMIN NÉ COMTE d'HüSTE ET DU II ST EMPIRE ROMAIN, COLONEL D'INFANTERIE || CHEVALIER DE L’ORDRE ROYAL ET MILITAIRE || DE St LOUIS
décédé a Abbeville le 23 || février 1816 son épouse ses enfans ses || amis en larmes mettent leur confiance || dans
LA MISERICORDE DU SEIGNEUR ET || ATTENDENT DE SA BONTÉ QU’lL VOUDRA LUI || ACCORDER LA RÉCOMPENSE DE SES BONNES || ŒUVRES ET DE SES VERTUS || LE CORPS DE SON EPOUSE DAME MARIE AIMÉ DE PIQUET DE BONNAINVILLIERS || DÉCÉDÉE A ABBEVILLE LE 3 FEVRIER 1826 EST ICI RENDU A LA TERRE || SON AME EST RETOURNÉE VERS DIEU. || SUPÉRIEURE A LA PROSPÉRITÉ DONT ELLE ÉPROUVÂT LES FAVEURS, A || L’ADVERSITE DONT ELLE ENDURAT LES RIGEURS (sic ) A LA MORT DONT ELLE || NE CRAIGNIT POINT LES FRAYEURS. || PUISSENT SES VERTUS LUI MÉRITER GRACE DEVANT DIEU. [| AMEN. ||