‹ La Picardie historique et monumentale (volume 2)Chapitre 5 sur 63 · PIERRE DEZENCLOS MARGUILLER EN CHARGE ENC1EN MILITAIRE DU ROY · texte numérisé non relu

PIERRE DEZENCLOS MARGUILLER EN CHARGE ENC1EN MILITAIRE DU ROY

Sur la cloche moyenne, de om3g de diamètre, se lit l’inscription suivante :

JOACHIM ROVAVLT FILZ AISNE DE MESSIRE NICOLAS ROVALVT SEIR DE GAMACHES ET DE FRANÇOISE MANGOT ET SES PERE ET MERE

ME JACQVE BRIENCHON ET CHAe DE CE LIEV ET CHARLES DE LEENS TR l6l5.

Enfin, voici l’inscription de la troisième cloche, plus petite que la précédente, de quelques centimètres seulement :

t CI.AVDE NOMMEE SVIS REVERANT MONSIEUR SAINCT CLAVDE QUY A FAICT DES MIRACLES f EN TERRE ET EN MER ACEVLX QVIL LE REQVERENT PROPICE ET SECOVRABLE ESTANT t SVR TERRE OV MER AVLX PERILEVX DANGERS.

Cette cloche ne porte aucune date, mais elle est certainement contemporaine de sa voisine et sort du même atelier, comme l’atteste la forme des a à tête barrée, des n retournés, des E, tantôt onciaux, tantôt majuscules.

Une confrérie de la charité qui avait pour objet d’assister les associés à leurs derniers moments, de les inhumer et de prier pour eux après leur mort avait survécu à la Révolution. Fondée au xvi* siècle, elle ne fut supprimée qu'en 1 8 1 5. Quelques paroisses picardes, telles qu’Huppy, possédaient des confréries analogues (i), nombreuses et florissantes surtout en Normandie (2). M. Darsy a publié les statuts de la confrérie de Gamaches, approuvée par le pape Jules III, le 22 novembre 1 554 et confirmée par l’évêque Nicolas de Pellevé, 1 année suivante (3).

(1) Voy. : Huppy, la Picardie H et M , tome III, arr. d’Abbeville, pp. 13S, 13g et abbé Le Sueur : les Confréries de Charité dans le Ponthieu (extrait du Dimanche) Amiens, 1902, in-8°, pp 25-31.

12) E. Veuclin. Documents concernant les confréries de charité normandes, Evreux, 1892, in-8° et Imbart de la Tour. Les origines de la Réforme, la France moderne, Paris, 1905, pp. 504 et suivantes.

(3) Darsy. Répertoire et appendice des histoires locales de la Picardie, dans la Picardie, tomeXVIil, année 1873, PP- 557 <;t suivantes et tome XIX, année 1874, pp. 34 et suivantes.

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dant à ses successeurs de vouloir bien s'acquitter de ce devoir à son égard et a signé ce. jourd’hui 3i juillet [763. N. Hocquet. » (1).

La cloche actuelle date de 1 85 5 , mais avant la Révolution trois cloches baptisées en 1751 se faisaient entendre. La première avait pour « parrain Jean-Joachim Rouault et pour marraine Constance de Haville de Paloiseau, marquise dudit lieu, veuve de Mgr Nicolas-Simon-Armand de Pomponne, marquis de Pomponne, baron de Forets, seigneur de Bordeaux, Villeneuve aux ânes, lieutenant-général et commandant pour le roi des provinces de l'isle de France et Soissonnais, brigadier des armées de sa Majesté. » Les parrain et marraine de la seconde étaient « Charles-Joachim Rouault, comte de Cayeu, et Constance, Simonne, Flore, Gabrielle épouse de Mgr Charles le Vicomte, chevalier seigneur comte de Rumain, marquis de Cotenfao, vicomte de Coheniac, seigneur châtelain de Coteodu, Langeolanet et autres lieux, maréchal des camps et armées du roi. » Sur la troisième enfin s'inscrivaient les noms de « Nicolas, Aloph, Félicité Rouault, comte d’Engreville, guidon de gendarmerie et de damoiselle Marie, Françoise de Saint-Martin de Tourempré » (2).

L’église de Beauchamps possède un véritable joyau artistique. C’est un reliquaire en argent doré du xiv" siècle. Les Antiquaires de Picardie l’ont publié et décrit en détail, en 1894, dans le 9' fascicule de leur album archéologique.

Sur le territoire de Beauchamps s’élevait avant la Révolution l’abbaye du Lieu Dieu, fondée au xii' siècle par les moines de Citeaux. Il n’en reste rien aujourd'hui.

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