sncore un ange tenant un phylactère san. inscription
st est un h
ii), ,oir.
elle du r appuyée , bleu ie r . uefinn,
dan Hortùs conclu t : mt parle le Cantique?
nfin la clef du < c i représente encore une sainte, mais je 11e la saurais nommer.
I.es arci 'doubleaux de la voûte (ainsi que les formerets) sont en tiers-point, ce qui accuse bien le xv siècle et non le Xvi% où les voûtes sont généralement
.1 viens aux fenêtres; aussi bien, c'est le grand intérêt de l'église de Villers. Ces : ires sont au nombre de sept, dont trois pour le chevet Elles mesurent enviro: mètres de haut, et sont divisées en trois lumières par des meneaux
pr 1 m: , croisés à mi-hauteur (1). Les rempl oies des , mpans sont très variés :
moud tir soufilets, etc Les moulures de- chambr es reposent sur des bases déprimées
Les q e ' en tres du chœur ont eu ccrta é îent des verrières; il en reste tes fragments dan les tympans. Mais on a, plus tard, enlevé ce qui restait de ces mii n x pour boucher les trous des fenêtres du Chevet.
les tr verrières qui restent, k spécialistes noteront les tons bleus, , rquables et spéciaux à la région Argoulcs, Lanches-Saint-Hilaire, (près Il y a là un procédé d'école locale.
nord — La fenêtre du , an nord de l’abside contient, dans dont deux adorateurs 1 les autres portant les instrument rd , lance, éponge, clôus, etc. Dans le soufflet du haut, le < hrist a sous un manteau de pourpre.
• r 1 î. culaire, -que-ntt ' en Boulonnais (Krabr\ Vont-Cavrl
Dans les arcades des meneaux, une flamme, un ange posé de face et le bœuf allé, accroupi, portant un phylactère où est inscrit le nom de l’Évangéliste qu'il devait accompagner : J>. Cuc.
Plus bas, à gauche, sous un beau pinacle blanc et or (1), la partie supérieure du corps d un saint moine ou prêtre, à nimbe d’argent, vêtu de rouge et tenant de la main dioite une croix processionnelle, de la main gauche un livre (2). A côté de lui, au milieu, un autre saint, nimbé d'or, vêtu de bleu avec manteau blanc, tenant un livre et une crosse, mais non mitré. C'est donc un abbé, saint Riquier ou saint Valéry. A la place du panneau de droite, qui a disparu, on a mis un petit panneau en forme de cœur, qui a orné autrefois le tympan de la seconde fenêtre du mur nord : on y voit une femme agenouillée, vêtue d’une robe blanche et d un manteau bleu, une coiffe sur la tête; elle tend les mains vers un personnage debout, couvert d un manteau de pourpre; longs cheveux, semble imberbe. Est-ce le Christ? Ce n'est pas un ange, car il n’a pas d’ailes.
A gauche, en dessous du saint dont on ne voit que la partie supérieure, se trouve un écusson (3), évidemment postérieur et rapporté : d’azur à 4 fasces d'or; 1 écu, de forme française, est soutenu par deux lions gardants, timbré d’une couronne de comte et d un heaume taré de front, cimé d’une tête de maure dans un vol banneret d or et d’azur. Je n’ai pu déterminer cet écusson; il n’appartient à aucune des familles qui ont possédé la terre de Villers (4).
Plus bas : à gauche, la partie supérieure du corps de sainte Barbe, avec palme, auprès d’une grande et belle tour; en dessous, une tête de femme de petite dimension, à cheveux blonds dorés, sur laquelle je reviendrai tout à l’heure. Plus bas encore, un petit sujet en forme de cœur, comme nous en avons déjà vu un, et qui doit aussi provenir de la deuxième fenêtre du nord : celui-ci représente la Madeleine en riches atours, robe rouge, coiffure à long voile par derrière, assise près d’un hangar solidement charpenté; et Jésus-Christ debout, sous la figure d’un jardinier, vêtu de noir, coiffé d’un chapeau à larges bords, une bêche à la main; plusieurs moutons paissent à côté de lui
Au milieu, l’un des plus curieux panneaux : la gueule d’enfer : énorme tête de monstre, noire au dehors, rouge et brillante au dedans. Un démon tout rouge, au fond du gouffre, entraîne par les cheveux et par la jambe, la tête la première une femme nue, dont la longue chevelure dorée commence à s’enflammer. Un homme et un troisième personnage, nus, suivent la femme dans l’abîme. Quelle finesse de dessin et de couleur dans ce fragment!
En dessous, la partie inférieure d’un corps de sainte, richement vêtue (sainte Agnès sans doute?), caressant un agneau.
A droite, en haut, un saint vêtu de jaune, à demi agenouillé dans une position singulière et peu naturelle : les mains levées, il semble tomber à genoux; est-ce une extase? Au-dessous, le haut du corps d’un abbé cistercien, vêtu de blanc : coule monastique, crosse d’or.
(1) De pareils pinacles se voient aux vitraux de Caudebec.
(2) On a, dans une réparation toute récente, ajusté à ce saint la partie inférieure du corps de sainte Agnès avec son mouton, ci-après. Quelques autres panneaux ont aussi été transposés. Je conserve ma rédaction de 1890.
(3) Maintenant plus bas, et au milieu, sous la gueule d'enfer.
(4) Du Boys (de Fiennes) : voir ci-dessus. - De Gouy : parti d’or et d'aptr. à j fleurs de lys au pied coupé de gueules, s, 1. — Truffier : de gueules à y molettes d’éperon d’or. — Cacheleu d'Houdant : d'a-xur à y pattes de loup d’or. On trouve des Le Fèvre de Canraartin, seigneurs de Villers : ils portaient d’azur à y fasces d’argent. Cet écusson ressemble fort à celui ci-dessus décrit. Mais leur fief de Villers n’était certainement pas Villers-sur-Authie la chronologie des seigneurs de ce lieu ne présentant pas de lacunes.
Enfin, à la partie inférieure de la fenêtre : à gauche, un prêtre à genoux, tonsuré, vêtu d'un long surplis et d'une soutane d'un noir violet; derrière lui, saint Jean-Baptiste, son patron, vêtu d'une peau de bête, tenant un agneau sur le livre aux sept sceaux. Ce prêtre est l'un des donateurs du vitrail; un phylactère, auprès de lui, porte cette devise : nicmto mci.
Au milieu, un évêque, saint Denys ou saint Firmin, tenant sa tête mitrée dans ses mains.
A droite, un laïque agenouillé sur un prie-Dieu, vêtu d’une robe violette dont on ne voit que les manches, et d'un long et riche manteau fourré d’hermine. Derrière lui, saint Pierre, chauve, vêtu de rouge, mais sans attributs.
Ce prêtre et ce laïque sont deux des donateurs du vitrail. A mon avis, l’évêque décapité n’est pas ici à sa place; ce qu'il y faudrait voir, c'est la troisième donatrice, la femme aux cheveux blonds ornés d'une croix, dont nous avons vu la tête au-dessous du buste de sainte Barbe.
Tout en bas, se trouve une inscription endommagée en plusieurs endroits, et dans laquelle on a intercalé divers fragments hétéroclites. Cependant elle est encore assez intelligible :
1" ligne : cefte . vrtfiff . a . cftc . fairtc . bcs . [dons] î>r . maiftrc . pierre .
prrfonitc . br . viflïe . et .
2 ' ligne : bc . bnimiic . eteti . friimri . siens . bc . vafoue . jefi .
mnfc . p6vr.
3’ ligne : iintif . btibict . villes . fairtc . et . a fi fe l'an de grâce mil cincq ] cens
et yi . pries . pour . etty.
Cette verrière est un don du personné (i) ou bénéficier de Villers, maistre
Pierre . , de dame . Framery, d’un religieux de Valloires (?) dont le nom
manque, et du prêtre Jehan Mase, natif de Villers, en l'an 1 5 1 1 .
A mon avis, des sujets primitifs, les seuls restés en place, en dehors du tympan, sont ; les figures des donateurs, le saint porte-croix, le saint crossé du premier panneau, sainte Barbe et sainte Agnès. Tout le reste a été rapporté des autres fenêtres du chœur, même le curieux panneau de la Gueule d'Enfer J’ai volontairement négligé quatre panneaux assez récents et presque hideux, fournis par un vitrier des environs et qui lont tache dans cette belle fenêtre, — peut-être la plus curieuse des trois, mais la moins bien conservée et la plus bouleversée.
Fenêtre de l’est. — Toute la moitié inférieure de cette fenêtre manque, car le rétable du maître-autel l’a longtemps aveuglée. Il y a quelques 40 ans, on l’a réouverte, et l’on y a placé un mauvais vitrail représentant une apparition de la Vierge à deux religieux. Mais la partie supérieure subsiste presque intacte : Dans le tympan, d’abord, l'on voit, au sommet, le Christ en croix; plus bas, la Vierge
et saint Jean l'Évangéliste; ailleurs encore, quatre anges : tout cela minuscule, les
dimensions des mouchettes le commandaient; mais d’un grand fini et d’une
délicatesse admirable. Plusieurs des panneaux du remplage sont en forme de
fleurs-de-lys, ce qui se voit aussi à Regniérécluse.
(1) Personné ou personnat, ou curé primitif, bénéficier qui nommait à une cure. Dans certaines provinces, beaucoup d’églises étaient sous le régime du personnat. En Picardie je ne connais guère que Villers-sur- Authie ; en Boulonnais, Bezinghem et Enquin. Le personné de Villers en l’an noo était Nicolas, chanoine de Rue (Ruetisis ecclesie catnnicus); l’évêque Gervin donna, en cette année, le patronage de l’église de Villers à l’abbaye de Marmoutier, qui ne le garda pas, car ensuite on retrouve toujours des personnats de Villers à la nomination de l’évêque d’Amiens. (Cf. R. R., Essai sur les Prieurés de Beaurain et de Maintenay , p. 161).
Les trois grands panneaux de la verrière sont occupés par trois femmes richement vêtues, dont les visages ont une remarquable expression de dignité et de grâce. Celle du milieu, la main à demi levée, parle, et ses compagnes l’écoutent avec attention. Ce ne sont pas les trois vertus théologales, car elles n’ont aucun emblème. Ce ne sont pas des saintes, car elles ne sont pas nimbées, et leur parure est celle des grandes dames du xvie siècle. Seraient-ce les Sibylles qui ont prophétisé la venue du Christ? Sans rien affirmer, je crois que cette explication est la seule plausible (i). — De même que saint Riquier, sainte Barbe, etc., sur la fenêtre précédente, ces images sont à peu près de grandeur naturelle. Au-dessus des têtes, une riche arcade surbaissée se déploie, ornée de plusieurs décorations, entr’autres une gracieuse guirlande de feuillages et de roses, soutenue par trois anges qui volent.
Au-dessus des Sibylles sont figurés, mais à une échelle beaucoup plus petite, le donateur et la donatrice du vitrail. Au lieu de se faire face, comme maître Pierre et sire Jehan Mase, ils sont placés l'un devant l’autre, regardant tous deux vers le nord. L’homme, aux longs cheveux, à la robe violette et au manteau d’hermines, au visage imberbe, ressemble beaucoup, de traits, au personné. Quant à la femme, pieusement agenouillée devant un livre d’heures ouvert, elle porte une robe de velours noir, avec grande collerette blanche de dentelles ainsi qu’on en voit à Catherine de Médicis. Son front est bombé; ses cheveux, très haut relevés, sont noirs et poudrés. Le mari et la femme sont très jeunes. Ce sont probablement les seigneurs de Villers à l’époque (famille du Boys de Fiennes).
Je pense que ces deux effigies étaient primitivement tout en bas de la fenêtre. Leur position actuelle interrompt le carrelage posé sous les pieds des Sibylles.
Il est à noter que le coloris de cette verrière est bien moins beau que celui du vitrail de la Passion, et semble appartenir à une autre école.
Fenêtre du sud. — Verrière de la Passion. La plus belle et la plus complète. Le tympan manque absolument, et des verres grossiers y ont remplacé les anciens vitraux, mais les trois grands panneaux superposés de la fenêtre sont presque intacts.
En bas se voit la date 1 5 1 5 en chiffres arabes; ce vitrail est donc de quatre ans postérieur à celui du nord. Mais ses donateurs ne sont pas connus. A gauche de la date se voit un petit panneau, rapporté d’une autre fenêtre, représentant la Présentation de la Vierge : Marie gravit l'escalier du Temple en courant, vêtue de bleu, les cheveux épars. Saint Joachim, en manteau rouge, et sainte Anne, en robe blanche, suivent leur fille. Au sommet des degrés, le grand-prêtre, en thiare, et deux autres lévites attendent et reçoivent l’enfant. Tout cela se passe sous un beau portique renaissance. A droite se voit un pan de mur du Temple, avec trois belles fenêtres cintrées, géminées, à colonnettes. Mais laissons ce hors d’œuvre.
L’étage inférieur de la fenêtre représente Jésus-Christ conduit chez Pilate. Il
est entouré de onze soldats qui le frappent et l’insultent. A gauche, deux disciples,
l'air affligé. On remarque les casques très divers des soldats et les beaux fers des lances, des hallebardes et des pertuisanes, se détachant sur l’azur du ciel.
Au second panneau, le Christ porte sa croix, entouré de la même soldatesque
armée de lances; noter la pose hardie et vigoureuse d’une sorte de colosse, en
(i) On y a vu la Synagogue entre l’Église et l’Hérésie. Cette explication n’a aucune vraisemblance, car la femme placée au milieu, plus richement vêtue que ses compagnes et leur faisant la leçon, ne peut figurer la Synagogue, que l’on représente toujours déchue et découronnée à côté de l’Église triomphante. Ce qui a donné lieu à cette hypothèse c’est le costume oriental de cette femme, et sa robe ornée, en bas, de clochettes, à la manière de celles des grands-prêtres juifs.
hauts-de-chausses bleus et justaucorps rouge, qui se trouve au premier rang. Par derrière viennent les saintes femmes, la Vierge vêtue de bleu avec capuchon, et saint Jean, qui lui parle et la soutient Une femme âgée, agenouillée, vêtue de blanc, a le visage d’une expression très remarquable. Le cortège est sorti de Jérusalem, les remparts sont dépassés.
Plus haut, enfin, nous voyons le Sauveur crucifié, les deux pieds cloués 1 un sur l'autre; la croix porte le titre inri. Deux anges dans le haut. Les deux larrons sont attaches à leurs croix avec des cordes, dans les contorsions les plus étranges; l'un blasphème et l'autre prie en regardant le Christ. La Madeleine embrasse la croix; la Vierge se pâme; saint Jean, qui la soutient, porte la main à la poitrine. Deux autres saintes femmes se tiennent auprès. Lin docteur de la loi (?), vêtu de pourpre et d’hermine, coiffé d'un bonnet de docteur et tenant une masse d’armes,
lève les mains au ciel, et de sa bouche sort un phylactère sur lequel on lit : vcrc
fif . Vere filins Dei erat. Derrière lui, deux bourgeois, et un soldat qui présente
l’éponge au Fils de Dieu. Dans le fond, la ville sainte de Jérusalem, avec des tours et créneaux gothiques.
Ces vitraux sont les plus beaux du Ponthieu; la destruction récente de ceux de Regniérécluse accroît encore leur valeur en augmentant leur rareté. Il faut donc souhaiter qu'ils restent en place et que l'administration locale, comprenant leur intérêt, prenne les mesures nécessaires pour leur éviter les injures des passants (i).
Le mobilier de l'église n’a aucun intérêt; sa seule pièce ancienne est le socle des fonts baptismaux, à un seul support; mais je n’ose lui assigner une date.
On ne voit plus dans l’église de Villers le monument que l’auteur inconnu du
Voyage héraldique dans quelques églises du Ponthieu en 1697 (2) relevait en ces
termes :
« En revenant on a passé à Villers-sous-Autie; il y a dans le chœur à gauche un tombeau de pierre à plast, où est escrit : Icy gist M° Jean Truffier d Allenay compte et pair de Villers, viuant espoux de dame Gabriel de Saint-Sulpice, desquels est issue damlle Marie Gabriel de Truffier, qui decedda (3) le 21 janvier 1 684 ».
Sur une petite lame de cuivre, fixée contre le mur extérieur du chevet, on lit cette épitaphe :