‹ La Picardie historique et monumentaleChapitre 26 sur 109 · Vreh. de la fabr. St-(rermain, cote i.u. h' liasse · texte numérisé non relu

Vreh. de la fabr. St-(rermain, cote i.u. h' liasse

iSi //>/./.

/()) — il n’est pas sûr Cjuc ros derniers renseitenements se rapportent à des travaux exécutés à l’éi^lise.

(10) .‘Vrcli. de la fabr. St-Genuain, compte de 1577-78, fol. 267.

n existe plus trace d arcs boutants de ce côté de l'église. Une légère réparation fut aussi exécutée en i58i par Robert Aiorcl, maçon, à qui furent payés 5 écus 43

s. t. .< pour avoyr rassis la grande clefz de pierre sur le grand portail de l'église, pour avoyr aussy mis deux aultres clefz à la vaussure (voûte) sur la nefz, et

aultres chozes nécessaires fi). «

Avant 1 année i58i, il paraît que le clocher de Saint-Germain n'était couvert qu'en tuiles (2); ce n’est qu'alors qu’il fut terminé d'une façon beaucoup plus nionumentale par un comble en pavillon, couvert en ardoises, orné à sa base

d’une galerie, et aux quatre angles, de quatre statues exécutées par Guérart de

brancières, cntailleur d’images à Amiens. La charpente fut exécutée par Antoine (>ardon, maître charpentier a Cottenchy, dont il a été parlé ci-dessus, et par Robert Durot, maître charpentier à Amiens, pour la somme de 35 écus 20 s. t. (3). Les archives de la paroisse ont conservé les dessins originaux de cette charpente, dressés sur papier par les charpentiers pour l'exécution, et fort intéressants. Ivlle devait avoir environ 3o pieds de haut, avec une lucarne sur chaque face {4). Les bois en avaient été fournis par Pierre de Dommart, marchand de bois à lerramesnil, pour la somme totale de 74 écus, 40 s. t., en vertu d'un marché

passé avec lui par-devant Nicolas et Alexandre Roche, notaires à Amiens (5). Au haut de la flèche, s élevait une croix de fer pesant 442 1., exécutée par Germain de Lattre, ferronnier, pour le prix de 25 écus; elle était elle-même surmontée d un coq de cuivre, pour la fourniture duquel on avait payé un écu 40 s. à

Pierre Hermain, chaudronnier (6). Lnfin, le travail achevé fut examiné et reconnu

bon par Léon Massemel et Jean Lefebvre, maîtres charpentiers à Amiens (7). Plusieurs collectes faites dans la paroisse contribuèrent à payer les frais considé¬

rables qu entraîna ce travail (S). G est cette même charpente qui subsistait encore, mais dans un état lamentable avant la dernière restauration de l'église.

L’êdiilce eut considérablement à souffrir du siège de la ville par Henri IV en 1597. bien eu la précaution d’enterrer tous les meilleurs ornements et

toute 1 argenterie (g), mais le monument lui-même ne put être à l'abri des coups de 1 artillerie. Au mois d août, un coup de canon fît dans l'église des dégâts considérables, et, entre autres choses, enleva le ciel ou abat-voix de la chaire à prêcher (lo). La plus grande partie du pavé de l'église dut être refaite par Pierre

(1) .-\rch. dc! Ici fabr. St-Gerniain, compte de 1581-83, fo!. 329, v*'.

(2) I' Paye a Michel Martin, couvreur d’ardoize, la somme de ciiicc[ cscus et ciiicciuantc s. t., pour

avoir recouvert le comble de ladicte église, descouvert les thuillcs du clocher. .. (.\rch. de la fabr. St-

Gcrmain, compte de 1580-82).

{3) Arch. dc la fabr. St-Gcrraain, compte de 15S1-82.

(4J Arch. de la fabr. St-Gcrmain, cote 115, i'^’ liasse.

(5) Arch. de la fabr. St-Germain, compte de 1581-82.

(6) Ilnd.

(;) Ibid.

(8) Arch. de la fabr. St-Germain, comptes de 1581 à 158.1. — M. Giu’rard a e.ssavO d’établir ce qu’avait

dû coûter tout ce travail, mais, cmtrc qu'il a lu'gligé un grand nombre d'articles de dispense, ce calcul

est impossible a faire, parce que plusieurs de ces articles des comptes sont communs avec d'autres ouvrages, et c|u’il y en a d’autres dont on ne peut pas dire au juste s’ils se rapportent à des travaux faits au clocher ou ailleurs.

{9] <> Du IIP jour d’octobre, payé à Noël Biberel, pour son filz et jehan Platcl, pour avoir enterré et déterré tous les bons ornemens et l’argenture d’icelle église, XX'V s. » Arch, dc la fabr. St-Germain, compte de 1597-98.

(10) « Du XIII' jour d’aoust, payé à Noël Biberel et à Jehan Platel, pour avoir nstez et nettoyez toutes

Paturon, maître maçon, lequel lit aussi de nombreuses réparations aux lenèlies qui avaient été enfoncées par le canon. I.es verrières endtamna^ées lurent i accommodées par lioheri de la Vacquerie cl Antoine Sappel. maîtres verriers ; et enfin la couverture, par Noël Hiberel, maître couvreur (i;. .Mais ce n étaient la que les tixn'aux les plus urgents ; pendant plusieurs années encore, il lallut continuer la réparation des dégâts causés par le siège: ainsi n est-ce qu en iGoq que Ion put faire rétablir par Pierre Legaucher, maître maçon, un des grands cintres ou arcs doubleaux et une branche d'ogive voisins du jubé, qui avaient été rompus avec ledit jubé par l’artillerie {•2). Ajoutons à cela que la fabrique avait été obligée de payei' aux canonniers du Roi, pour le rachat des chiches, la somme de 141 écus 55 s., plus 4 1. 10 s. pour frais de poursuite (Ip.

Le jour de Sainte .Marguerite, 20 juillet 1G4G, un coup de tonnerre fit des dégâts considérables à la façade principale, au clocher et a sa couverture (4]. L'explosion d'un moulin à poudre en 1G91. endommagea encore quelques parties de fédifice, notamment une vitre qui lut raccommodée par le sieur (jodart, maître maçon (5). Signalons enlin, d'après le compte de la labrique de 1782, cité par (lO/.e, mais que nous n'avons pu retrouver, la suppression laite a cette époque, pour n a\'oir pas à les réparer, de la galerie plombée et des quatre statues de (jiiéiard de Lrancières qui ornaient la base.de la llèche du clocher, de deux arcs boutants au nord, lesquels furent remplacés par des chaînes de 1er, et enlin de ceux des pinacles des contreforts que le canon de Henri I\’ avait épargnés (6).

\'ers le milieu du XIX" siècle, à 1 époque ou 1 ancien mépris que Ion axait pendant plus de deux cents ans protessé pour les édiftees du Moyen-.-\ge, avait fait place à une légitime admiration, qui dex'int même parfois un peu exclusive, à l'époque où X'iollet-le-Duc venait d'entreprendre la restauration de la cathédrale d'Amiens, on pensa à faire aussi quelque chose pour Saint-(jermain. Celte église a\ait été longtemps négligée, tant par l'indillérence des deux derniers siècles, que par l étal d abandon oti elle s'était troux'ée pendant la Révolution, alors qitelle servait de boucherie pour les troupes (7). Dans la suite des temps, les propriétaires et locataires des logettes avaient singulièrement oublié les réserves laites par 1 acte de 1487 : la fumée de la tourbe qu'ils brûlaient, la gelée, la poussière, la saleté, avaient rongé la pierre à l'extérieur, les voûtes avaient subi des déformations etfravanies, des piliers a\’aieni été sapés par la base pour y placer des boiseries ou d'autres décorations : y mettre la main équivalait â une rélection à peu près complète, (fest ce qui eut lieu en eüel. Depuis longtemps, 1 opinion publique réclamait la suppression des logettes, enlin, dans sa séance du 4 novembre i854,

les pif'rri‘s ipic avuit aliaUii uii.i; l’niip de cainHi et luatoyi' fr^tisc, XX\' s,... i)ii jour daou>t. paye- a PaïUati'-on nourçodis. fcrrminicr. pour avoir n-f.iict los iti-ux branclu-s tle- for i|uil ticnl lo iSu-I d».' la chrolic prosclioiro. (jiu- le- coup il>- l'aiion avuiL n>nipu, X\'l Payd à llubf-rt Payon, pour avoir

refaict lodirt riol. |ll| s. -• — .\ro!i. do la fabr. St-( lormaiii, i-ompti* de 15117-1)^. I.o- u-xlo pri'-rités ra- disent pas cjue ce coup de canon ait rclati- pcnd;int une prédication, coninio l'av.-inci- M. (luérard i]). O311.

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