‹ La pierre de toucheChapitre 109 sur 295 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

Les Mêmes, HENRI.

MONTRICHARD

Faites-moi la grâce, madame, de me présenter à M. le :omte.

M. le baron de Montrichard, mon ami.

HENRI, saluant.

Monsieur...

PAULINE

Nous venons de faire connaissance d'une façon assez

AGTE PREiMIER. 175

étrange. M. de Montrichard, en me voyant entrer, m'a prise pour cette personne... vous savez... à qui on prétend que je ressemble...

MONTUICUARD.

La méprise était d'autant plus inexcusable que cette personne est morte en Californie, et que je ne crois pas aux revenants.

PAULINE

Elle est morte, la pauvre fille? Ma foi, je n'ai pas le courage de la pleurer; il faut espérer que désormais on ne me confondra plus avec elle.

HENRI

Prenez garde, madame ; M. de Montrichard est peut-être plus sensible que vous à cette perte.

MONTRICHARD

J'en conviens, monsieur ; c'était une femme dont je faisais le plus grand cas. Elle avait le cœur fort au-dessus de sa destinée.

HENRI

Ah! — Sans doute monsieur a été en position de l'apprécier mieux que personne?

Non, monsieur, non. Je n'ai jamais eu avec elle que des relations très-courtes et très- amicales.

HENRI, lui serrant la luain avec ofTusion.

Je suis ravi, monsieur, de vous avoir rencontré... Il ne tiendra qu'à vous que nous devenions amis.

MONTRICHARD

Monsieur I (a, pwt.) Il me fait de la peine.

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