‹ La pierre de toucheChapitre 132 sur 295 · HENRI, PAULINE · texte numérisé non relu

HENRI, PAULINE

HENRI

Vous avez un grand défaut, Pauline : c'est l'adresse; vous en mettez partout.

PAULINE

Je ne vois pas...

HENRI

Ne pouviez-vous pas me déclarer tout franchement que vous désiriez des diamants?

PAULINE, à part.

L'eau va à la rivière... c'est le cas de le . .re.

HENRI

Je ne vous ai jamais rien refusé de raisonnable; puisque vous allez dans le monde, je comprends qu'il vous faut des parures, et, si je ne vous en ai pas donné plus tôt, c'est qu'en vérité je n'y ai pas songé. Mais, encore une fois, je n'aime pas les détours.

Il lui read le collier.

PAULINE, le prenant.

Je vous demande pardon, mon ami ; cette exigence de notre position est si futile, que j'étais honteuse de vous en parler.

HENRI

Combien vous faut-il pour cette dépense ?

PAULINE

Votre mère n'avait-elle pas un écrin?

HENRI

Oui.

PAULINE

Eh bien ?

HENRI

Ses diamants sont devenus des choses saintes par sa mort ; ce ne sont plus des bijoux, ce sont des reliques, (ii descend à gauche.} Je mets cinquante mille francs à votre disposition : est-ce assez ?

PAULINE

Merci.

Un silence.

HENRI, remontant vers la croisée.

Ma tante est sortie ?

PAULINE

Avec votre oncle. — Puis-je vous demander d'où vous venez vous-même ?

HENRI

J'ai été me promener dans la campagne.

PAULINE

Dans ce costume?

HENRI

J'en ai changé en rentrant.

PAULINE, le rejoignant.

Pourquoi ne m'avez-vous pas emmenée ?

HENRI

Vous n'aimez que la promenade en voiture et dans les endroits à la mode.

PAULINE

La campagne doit être bien belle.

HENRI

Oui.

Toutes les splendeurs mélancoliques de l'automne.

HENRI

Quelle robe mettez-vous ce soir ?

Il descend près de la cbcmiDée.

PAULINE

Henri, qu'avez-vous contre moi ?

HENRI

Que puis- je avoir contre vous ?

PAULINE

Je vous le demande... car évidemment vous avez quelque

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