PAULINE, IRMA
PAULINE, après avoir écouté les pas s'éloigner.
Ah ! ma bonne mère ! quel bonheur de te voir ! (eiie l'em- III. 13.
;)ras3e.) Qiie fait-oD à Paris ? Comment va Céleste ? et Clémence ? et Taffetas ? et Ernest? Jules ? Contran ? et le bal de l'Opéra? et la Maison d'or? et le Mont-de-piété?
IRMA
Si on t'entendait I
PAULINE
Ah ! j'étouffe depuis un an, laisse-moi ôter mon corset!... Dieu ! que c'est bon de causer un peu avec sa mère !
IRMA
Je retrouve ton cœur ! je savais bien que les grandeurs ne te changeraient pas ; tu es toujours la même!
PAULINE
Plus que jamais I... La nouvelle de ma mort a-t-elle fait de l'effet dans Paris ?
IRMA
Je t'en réponds, et il y avait du monde à ton service funèbre ! c'était pis qu'au convoi de Lafayette... j'étais biea fière d'être ta mère, je t'en donne mon billet !
PAULINE
Pauvre chérie !... mais je suis là à te questionner, je ne pense pas que tu as peut-être besoin de te rafraîchir...
Je prendrais bien un fruit... un peu saignant : il est six heures.
PAULINE
Je l'avais oublié... La joie de te voir.
£Ue soDoe.
Moi, les émotions me creusent.
Entre im domesiicrne. — Irma ôto son chapeau et son chàle.