‹ La pierre de toucheChapitre 150 sur 295 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

MONTRICHARD, à part.

Elles connaissent le code comme des voleurs.

PAULINE

Henri m'a donné cinq cent mille francs par contrat de mariage, je n'ai pas envie de les perdre.

MONTRICHARD

Oui, vous ne voulez pas sortir de la souricière sans emporter le lard.

J'espère bien arriver à une séparation amiable. Il s'agit d'avoir barres sur la famille, et d'être en posture de faire mes conditions .. Je trouverai bien moyen d'y parvenir... J'ai déjà entrevu quelque chose.

IRMA

Quoi donc?

PAULINE

Je ne suis pas encore sûre de mon fait, mais je m'en assurerai. En attendant, buvons du Champagne, et tâchons de rire un bon coup pendant que nous sommo=; seuls.

IRMA

Ça meya.

MONTRICHARD

A moi aussi I... A votre santé, Irma!

UN DOMESTIQUE, apportant nne carte snr na plat d'argent.

On demande à parler à madame la comtesse.

PAULINE, lisant la carte.

« Adolphe, premier comique au théâtre de Vienne. » Je ne connais pas.

IRMA

Un comique ? Dis donc, toi qui n'as pas ri depuis longtemps 1

PAULINE

L'avez-vous vu jouer, Montrichard ?

Oui, il imite les acteurs de Paris.

IRMA

Faites entrer... Des imitations, ça t'amusera, minette.

PAULINE, an domestique.

Faites entrer et donnez-nous le dessert.

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