ACTE DEUXIÈME
PAULINE
Alors, ta n'es qu'un vil imposteur! Ole tonnez de carton et tes yeux de faïence.
MONTRICHARD
Qu'il ôte sa tête, pendant qu'il y est.
ADOLPHE
Ma femme me trouve l'air distingué.
PAULINE
Elle te trompe.
ADOLPHE
Ah! si je le croyais!
Soyez-en sûr, mon bon ami ; il ne faut jamais douter de sa femme.
ADOLPHE
Oseriez-vous le jurer sur la tête de cette respecjtable dame?
MONTRICHARD
Prêtez-moi votre tête, Irnda, que je satisfasse monsieur.
ADOLPHE, sanglotant.
Malheureux que je suis ! ma femme me trompe !...
PAULINE
Sur ta beauté, imbécile !
IRUA.
En voilà un comique affligeant !
ADOLPHE, se jotaot dans les bras d'Irma.
0 vous qui êtes mère, vous me comprenez !
IRMA, le repoussant.
Voyons donc, farceur ! Racontez-nous quelque chose de drôle : vous êtes ici pour nous faire rire.
ii:. 14
242 LE MARIAGE D'0|LYMPE.
ADOLPHE
C'est vrai... Voilà... C'est une chanson de bap ème.
Il cUiinte.
Petit Léon, dans le sein de ta mère, Tu n'as jamais connu l'adversité...
Il s'arrête ea saag otant.
Les pauvres enfants, à moi ! ils la connaissent, l'adversité.
PAULINE
Comment ! vos enfants?
ADOLPHE
J'ai acheté hier une palatine à ma femme, et je n'ai pas payé le boulanger.
Il retombe sur sa chaise.
MONiniCHARD, à part.
Pauvre diable !
, IRMA
Dis donc, minette... il a bon cœur! Il se ruine pour les femmes.
PAULINE
Ne pleure pas, grand niais... tu ne rentreras pas chez toi les mains vides... — Montrichard, donne-lui ta bourse.
MONTRICHARD, à Pauline.
La charité te ruinera, toi. (Doonoot sa bonr«e & Aaoïphe.) Tenez, 'non ami.
ADOLPHE, repoussant la bourse.
Non, monsieur... non... je ne reçois de l'argent que d*» mon directeur... quand il m'en donne : ce serait une aumône... Merci... je suis de bonne famille.
Il me fait mal ! Je n'aime pas à voir la misère de près.