PHILIPPE, MADAME HUGUET
MADAME HUGUET
Que nous chantes-tu donc ?
PHILIPPE
Rien du tout... des bAtises.
Aurons-nous à dîner des choses très -exquises? Voilà la auestion.
Des truffes ; mais tu sais...
PHILIPPE
Je ne les aimerai que s'il en reste assez. As-tu pris chez Chabot un aspic de laitance?
MADAME HUGUET
Ma foi, non, c'est trop cher.
PHILIPPE
Pas pour la circonstance, Diable ! monsieur Joulin est un homme à soigner.
MADAME HUGUET
Je sais bien un moyen plus sûr de le gagner.
PHILIPPE
Et lequel ?
MADAME HLGL'ET.
Ce serait de recevoir sa femme.
PHILIPPE
Ahl non! C'est bien assez de monsieur sans madame. Personne ne la voit.
MADAME HUGUET
C'est justement pourquoi, Si nous donnions l'exemple, il serait tout à toi.
Mais il a renoncé lui-même à la produire.
MADAME HUGUET
Oui, jusqu'à ce qu'il trouve accès pour l'introduire. II cherche un patronage appuyé d'un beau nom, Et c'est sur nous qu'il a jeté les yeux.
PHILIPPE
Eh ! non.
MADAME HUGUET
Sois sûr que c'est le prix qu'il met à ses services,
• PHILIPPE
En tout cas, je suis prêt à bien des sacrifices, Dont ma candeur imberbe aurait jadis frémi, Mais pas à celui-là.
MADAME HUGUET
Pourquoi donc, mon ami ?
Ne coudoyons-nous pas tous les jours dans le monde Des femmes contre qui la médisance abonde?
PHILIPPE
Mais on ne fait pas même à madame Joulin L'iionneur du mot couvert et du propres malin On en parle tout haut. Tout Paris Ta connue