‹ La pierre de toucheChapitre 193 sur 295 · PHILIPPE, MADAME HUGUET · texte numérisé non relu

PHILIPPE, MADAME HUGUET

MADAME HUGUET

Que nous chantes-tu donc ?

PHILIPPE

Rien du tout... des bAtises.

Aurons-nous à dîner des choses très -exquises? Voilà la auestion.

Des truffes ; mais tu sais...

PHILIPPE

Je ne les aimerai que s'il en reste assez. As-tu pris chez Chabot un aspic de laitance?

MADAME HUGUET

Ma foi, non, c'est trop cher.

PHILIPPE

Pas pour la circonstance, Diable ! monsieur Joulin est un homme à soigner.

MADAME HUGUET

Je sais bien un moyen plus sûr de le gagner.

PHILIPPE

Et lequel ?

MADAME HLGL'ET.

Ce serait de recevoir sa femme.

PHILIPPE

Ahl non! C'est bien assez de monsieur sans madame. Personne ne la voit.

MADAME HUGUET

C'est justement pourquoi, Si nous donnions l'exemple, il serait tout à toi.

Mais il a renoncé lui-même à la produire.

MADAME HUGUET

Oui, jusqu'à ce qu'il trouve accès pour l'introduire. II cherche un patronage appuyé d'un beau nom, Et c'est sur nous qu'il a jeté les yeux.

PHILIPPE

Eh ! non.

MADAME HUGUET

Sois sûr que c'est le prix qu'il met à ses services,

• PHILIPPE

En tout cas, je suis prêt à bien des sacrifices, Dont ma candeur imberbe aurait jadis frémi, Mais pas à celui-là.

MADAME HUGUET

Pourquoi donc, mon ami ?

Ne coudoyons-nous pas tous les jours dans le monde Des femmes contre qui la médisance abonde?

PHILIPPE

Mais on ne fait pas même à madame Joulin L'iionneur du mot couvert et du propres malin On en parle tout haut. Tout Paris Ta connue

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