‹ La pierre de toucheChapitre 205 sur 295 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

Au contraire !

A. part.

Voilà lestement débuter.

MATHILDE

Vous êtes plus poli pour moi que pour ma mère, Savez-vous?

HAHIGKON.

Ce n'est pas que je ne la vénère ; Mais le respect n'est rien auprès...

MATHILDE

Quel temps fait-il?

MAMIGNON".

Très-froid.

MATHILDE

Voyez un peu ! nous sommes en avril ! Chauffez-vous donc.

MAMIGNON.

Merci. — J'avais l'honneur de dire Que le respect n'est rien...

MATHILDE

Il n'en faut pas médire; C'est un bon sentiment.

MAMIGNON.

Mais bien froid, bien banal Auprès...

MATHILDE

Auprès de quoi?

MAMIGNON.

De l'amour...

Elle le regarde ; il ajoute eo baissaot les yoiiz.

filial.

MA.TH1LDE, souriant.

Ils sont proches parents.

MAMIGNOX, à part.

Brute! animal sfupideJ

MATHILDE

Ils devraient l'être au moins; mais par ce temps...

MAMIGNON, troublé.

Humide, Madame, très-humide.

MATHILDE

Approchez-vous du feu.

Ma MIGNON, se chauffant avec fiiieur, à part.

Je n'oserai jamais lui faire mon aveu.

MATHILDE, à pari.

Pourquoi se chauffe-t-il ? Pauvre homme ! il est en nage Tant sa timidité lui tient chaud.

MAMIGNON, à part.

A mon âge!

Lorsque je la tiens là, seule, sans importun ! Non, morbleu! je me dois...

Prêtant l'oreille.

Enfin, voilà quelqu'un, (^e n'est plus de ma faute à présent : on me gène !

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