‹ La pierre de toucheChapitre 204 sur 295 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

MATHILDE

Eh bien, dis-lui cela.

CYPRIENNE

Je n'ose pas.

uâihilde.

Pourquoi?

CYPRIEXXE.

Depuis que j'ai compris ses sentiments pour moi, Je ne sais quelle honte intimide mon blâme... Mais je crains d'avoir l'air de me croire sa femme. Et mes anciens, mes doux privilèges de sœur Ainsi qu'une caresse à présent me font peur.

MATHILDE

Ne vous êtes-vous pas engagés l'un à l'autre?

CYPUIENNE.

Il ne m'a pas encor parlé.

MATHILDE

Le bon apôtre !

Que ne te parle-t-il? qu'a-t-il à ménager? Ne vois-tu pas qu'il craint déjà de s'engager, Et qu'il admet le cas où, pour être plus leste. Il lui faudra jeter l'amour CGinme le reste?

CYPRIEXXE.

Non, lu lui fais injure.

MATHILDE

Alors, il parlera.

CYPRIEXXE.

Quoi ! veux-tu le forcer à s'expliquer?

MATHILDE

Or.i-da

Que je le calomnie ou non, rompons la glace, Soit pour guérir ton cœur et le remettre on place, Soit pour te donner droit de crier casse-cou Sur la pente fatale où court ce pauvre fou.

— Repose-toi sur moi de ta dignité sauve.

LA CUISINIÈRE, entre-b&illaot la porte.

C'est monsieur Mamignon.

MATHILDE

Mon adorateur chauve.

— Faites entrer, — Tu fuis?

CYPRIENNE

Je ne suis pas en train De causer.

MATHILDE

Va chez toi dorloter ton chagrin.

Cyprienne sort par la gauche. MamignoD entre par la droite.

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