ACTE DEUXIÈME
MATHILDE
Eh bien, dis-lui cela.
CYPRIENNE
Je n'ose pas.
uâihilde.
Pourquoi?
CYPRIEXXE.
Depuis que j'ai compris ses sentiments pour moi, Je ne sais quelle honte intimide mon blâme... Mais je crains d'avoir l'air de me croire sa femme. Et mes anciens, mes doux privilèges de sœur Ainsi qu'une caresse à présent me font peur.
MATHILDE
Ne vous êtes-vous pas engagés l'un à l'autre?
CYPUIENNE.
Il ne m'a pas encor parlé.
MATHILDE
Le bon apôtre !
Que ne te parle-t-il? qu'a-t-il à ménager? Ne vois-tu pas qu'il craint déjà de s'engager, Et qu'il admet le cas où, pour être plus leste. Il lui faudra jeter l'amour CGinme le reste?
CYPRIEXXE.
Non, lu lui fais injure.
MATHILDE
Alors, il parlera.
CYPRIEXXE.
Quoi ! veux-tu le forcer à s'expliquer?
MATHILDE
Or.i-da
Que je le calomnie ou non, rompons la glace, Soit pour guérir ton cœur et le remettre on place, Soit pour te donner droit de crier casse-cou Sur la pente fatale où court ce pauvre fou.
— Repose-toi sur moi de ta dignité sauve.
LA CUISINIÈRE, entre-b&illaot la porte.
C'est monsieur Mamignon.
MATHILDE
Mon adorateur chauve.
— Faites entrer, — Tu fuis?
CYPRIENNE
Je ne suis pas en train De causer.
MATHILDE
Va chez toi dorloter ton chagrin.
Cyprienne sort par la gauche. MamignoD entre par la droite.