FRANTZ, SPIEGEL
FRANTZ, après un silence.
Si tu viens me faire des remontrances sur mon adoption, je te préviens qu'elles sont inutiles. Les lettres royales sont signées, et le baron, qui est resté à Munich pour en presser l'expédition, doit les apporter aujourd'hui. Ainsi, il n'y a plus à revenir là-dessus.
SPIEGEL
Est-ce que je t'ai parlé de cela depuis ton retour?
FRANTZ
Je vois bien sur ton visage que je n'ai pas l'honneur de ton approbation.
SPIEGEL
Je pense que tu t'en passes.
FRANTZ
Parfaitement... quand j'ai le témoignage de ma conscience.
Ta conscience ! Non, rien... je ne veux pas parler de cela.
FRANTZ
Pourquoi donc? Crois-tu que je redoute l'entretien?
SPIEGEL
Il serait inutile. D'ailleurs, il s'agit d'autre chose.
FRANTZ, allant et venant devant Spiegel, qui reste immobile.
J'ai fait ce que j'ai cru nécessaire à ma position. III. 8.
13i LA PIERRE DE TOUCHE.
SPIEGEl..
Rien de mieux.
FRANTZ
Ce que j'ai cru devoir à moi, à ma cousine.
SPIECF.L.
D'accord.
FRANTZ
Et au comte Sigismond lui-même.
SPIEGEL
Qui dit le contraire ?
FRANTZ
Entin, j'ai fait ce qui m'a plu, tu m'entends?
ïu as raison.
FIIANTZ.
Si j'ai raison, pourquoi me boudes-tu?
SPIEGEL
Je ne te boude pas.
FRANTZ
Il n'y a moyen de rien tirer de toi! Va te promener avec tes airs de victime.
SPIEGEL
J'irai tout à l'beure, quand je t'aurai parlé.
FRANTZ, & la droite de Spiegel.
Alors, dépèche-toi!
SPIEGEL
J'ai reçu une lettre d'Hermann. Il entre en convalescence.
FRANTZ
Tant mieux pour lui!