‹ La Piété filiale en ChineChapitre 15 sur 25 · GUERISON D UNE MERE PAR SUITE DE LA PIÉTÉ FILIALE DE SA FILLE · texte numérisé non relu

GUERISON D UNE MERE PAR SUITE DE LA PIÉTÉ FILIALE DE SA FILLE

Sous la dynastie des Tsy, une jeune princesse de la famille impériale, nommée Mo,avait pour sa mère la plus tendre affection, et souffrait cruellement de voir que les médecins ne pouvaient lui rendre la santé que l'auguste malade avait perdue depuis plusieurs années. — Elle fit venir un jour le chef des bonzes du palais, et lui demanda s'il pensait que Bouddha voudrait bien faire un miracle en faveur de sa mère. — J'ignore, lui répondit le chef des bonzes, ce que fera Bouddha; tout ce que je puis dire,

c'est qu'il est tout-puissant et infiniment bon. Vous n'avez qu'à lui adresser tous les matins une fervente prière en faveur de l'impératrice. — Je lui consacrerai de votre part des fleurs de nénuphar que vous cueillerez vousmême, et, dans huit jours, nous saurons si votre prière a été exaucée. — Mo s'empressa d'aller cueillir les fleurs de nénuphar qui furent mises dans les vases du temple du palais, et chaque matin à la même heure, agenouillée sur un coussin devant la statue de Bouddha, elle lui demandait avec ferveur de rendre la santé à sa mère. Le septième jour, le chef des bonzes lui dit que sa prière avait été probablement accueillie par le Dieu dont elle avait imploré la bonté, attendu que les fleurs de nénuphar, non-seulement n'étaient pas encore fanées, mais que, miracle surprenant,

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elles avaient maintenant des racines.

A partir de ce jour, la guérison de sa mèrefit de rapides progrès, et, lorsque son rétablissement fut complet, Mo lui raconta ce qu'elle avait fait. — Toute la famille impériale se rendit immédiatement au temple pour remercier Bouddha, et les plus grands soins furent consacrés à l'entretien des nénuphars, que l'on a conservés jusqu'à ce jour dans un des temples du palais.

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