‹ La PinguéculaChapitre 10 sur 12 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

Service de M. le Professeur Teulières

P... (Clémentine), 50 ans, sans prafession se présente le 11 juin 1934, à la consultation du Professeur Teulières.

Sur les deux yeux, entre la cornée et la commissure palpébrale interne, elle présente deux masses jaunâtres : à l’œ1l gauche, cette tumeur à le volume d’un grain de blé ; à l’œil droit, la tumeur est beaucoup plus grosse et s'accompagne d’une réaction inflammatoire conjonctivale. Le diagnostic clinique de pinguécula simple à gauche et de pinguécula enflammée à droite est posé.

Le 16 juin, le docteur Bessières pratique l’ablation de la pinguécula de l’œil droit, avec suture de la plaie conjonctivale.

Le 25, exeat, sulfate de zinc.

La pièce a été conservée, mais nous n’avons pu pratiquer l’examen microscopique.

Traitement

Chez les personnes préoccupées par la présence de cette petite lésion, il sera facile de faire Pexcision de la tache en réunissant la conjonctive avec une ligature. Les topiques sont sans action sur son évolution (Fx Lagrange et E. Valude).

Quand la lésion est peu marquée, elle n’occasionne aucune gêne et il paraîl inutile d'intervenir ; toutefois, il ne faut pas oublier que le ptérygion procède souvent de [a pinguécula et que l’extirpation de cette dernière constitue le véritable traitement préventif du ptérygion (Fx Lagrange).

Poulard écrit : «conservation de la pinguécula chez les personnes qui ne s’en plaignent pas; ablalion chez celles qui sont gênées par sa présence ».

« Cette petite tumeur n’occasionnant aucun trouble fonctionnel appréciable, il n’y aura lieu de s’en préoccuper que si elle devient trop apparente ; on la saisit alors avec des pinces à griffes, et quelques coups de ciseaux suffisent pour l’exciser ». (Ch. Abadie).

« La pinguécula peut persister toute la vie sans augmenter de volume ; du reste elle est sans importance ; €’est pourquoi il n'y a le plus souvent rien à faire. Mais si le malade veut absclument en être délivré, on peut essayer de la détruire, de la même manière que les taies de la cornée, en secondant l’action des substances médicamenteuses par des scarifications sur la petite tumeur. Le moyen le plus certain consiste à l’enlever avec précaution au moyen du bistouri »

(Weller».

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