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D' Bottard, les Poissons venimeux, Paris

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slruclurc était analogue à celle des fi;laiKJe.s séba(:(';es. Les épines de la première dorsale sont également venimeuses.

Les Scorpènes (Kascasses des Provençaux) et bien d'autres poissons de mer présentent des appareils analogues. Parmi les poissons d'eau douce, M. JJottard signale la Perche (Perça fluvialilis) comme dangereuse. Ce sont les rayons épineux dorsaux qui servent d'instruments d'inoculation au venin sécrété par un amas glandulaire peu développé.

APPAREIL DIGESTIF (fig. iO Ct 11)

Bouche, — La position de la bouche varie avec le régime des poissons observés, ou plutôt avec l'habitat des petits animaux qui leur servent de pâture. Par exemple, l'esturgeon, qui se nourrit d'animalcules vivant dans la vase, a la bouche reportée complètement en dessous de la tête.

La cavité buccale est souvent garnie de dents, mais ces organes peuvent manquer. En revanche, on trouve chez quelques poissons des dents non seulement aux mâchoires, mais encore sur le vomer, les palatins, les ptérygoïdiens, les sphénoïdes, et quelquefois sur la langue même. Tantôt les dents sont très nombreuses, fines, serrées les unes contre les autres [dents en velours)^ tantôt elles sont plus ou moins effilées, espacées, recourbées à leur extrémité [dents en carde). Chez les poissons osseux, les dents sont soudées aux os qui les supportent. Chez les poissons cartilagineux tels que les raies, elles sont simplement implantées dans la muqueuse buccale.

Toujours, d'ailleurs, les dents des poissons tombent facilement; c'est pour cette raison que la présence ou l'absence de ces organes ne peuvent servir de caractères sérieux pour les classifications. Chez les Cyprins, on trouve dans la fossette basilaire de l'occipital une sorte de plaque plus ou moins développée, plus ou moins dure, et désignée sous le nom de Pierre

de carpe. Cette plaque est simplement un amas épilhélial.

Les dents servent d'ailleurs aux poissons plutôt à la préhension qu'à la mastication des aliments.

La bouche est très souvent pourvue d'un voile membraneux formé par un double repli de la muqueuse et destiné à retenir les matières alimentaires.

De pkis, une série de dentelures garnissent les bords des fentes hyoïdiennes. Ces ouvertures se trouvent munies ainsi d'une sorte de treillage qui donne libre passage à l'eau destinée à l'appareil respiratoire, mais retient les substances solides.

Comme je l'ai déjà dit, les os pharyngiens placés dans l'arrière-bouche sont souvent garnis de dents. Il résulte de ce fait que les aliments peuvent, dans ce cas, subir une sorte de trituration au passage. Quelques espèces herbivores, la Carpe, par exemple, peuvent faire remonter les aliments déjà avalés dans l'arrière-bouche et les mastiquer de nouveau; c'est une espèce de rumination. L'œsophage est court, très dilatable et se confond parfois avec la

Fig. 10 et 11. — Anatomic de la Carpe.

br, Branchios.

r. Cœur.

f, Foie.

vn, Vessio natatoire.

ci. Intestin.

ni', Vessie natatoire.

0, Œufs.

u. Uretères.

a. Anus.

o', Orilice génital.

u', Orilice urinaire

li LA PISCICULTl KK DANS LKS EAUX DOUCKS.

parlic initiale de rostomac. La forme de ce dernier or^^ane est très variable, et ces variations de forme ont une certaine relation avec le régime des poissons. Chez les poissons herbivores, Testomac est peu développé, les aliments ne séjournent pas dans l'organe et passent tout de suite dans l'intestin. Le plus souvent, cet estomac présente une forme semi-elliptique. Chez beaucoup de poissons, on trouve dans le voisinage du pylore des prolongements cylindriques et creux dont le nombre est variable. 11 y en a trois chez la perche, deux cents chez le maquereau. Ces appendices pyloriques, comparés par quelques auteurs aux glandes de Lieberkùhn, débouchent dans l'intestin. Nous verrons que, chez certains poissons, ils semblent servir à emmagasiner de grandes quantités de graisse. La longueur de l'intestin varie beaucoup. Cette longueur est d'ordinaire plus considérable chez les poissons herbivores que chez ceux qui se nourrissent de chair.

L'anus est ordinairement placé en avant de l'ouverture des organes urinaires. Nous devons rappeler aussi que la cavité péritonéale est mise en communication avec l'extérieur ou avec la cavité péricardique par des canaux dits canaux péritonéaux.

Glandes annexes. — Le Foie est très développé chez les poissons. 11 oôcupe la plus grande portion de la cavité abdominale. Chez les poissons dits plagiostomes (ex. : Raies), il prend un développement énorme et donne une quantité d'huile considérable.

Le Pancréas est également important et forme une masse glandulaire chez les poissons cartilagineux. Chez les poissons osseux, celte glande se retrouve, mais à l'état dilTus, c'està-dire que les éléments sont disséminés à la surface des viscères.

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