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petit établissement fut installé dans un canal ; les alevins obtenus étaient, après la résorption de la vésicule ombilicale, jetés dans le Grand-Morin.
Seine-et-Oise. — L'établissement le plus important était celui de M. de Suive, où l'on élevait de nombreuses Écrcvisscs et aussi une certaine quantité de Salmonidés, (^et établisscmc^nt, situé à Villicrs, près de la Ferté-Alais, occupait une surface considérable (l'2 kilomètres de canaux). Il semblait en pleine prospérité lors(|ue les événements de 1870 amenèrent sa destruction. J'aurai à en reparler en traitant de l'élevage des Ecrevisses.
Dans le môme département, M3Ï. Wallut, Penel, de Pourtalès, etc., s'occupèrent aussi de pisciculture.
Seine-Inférieure, — IM. Nicole, de Fécamp, avait fondé à Gonfreville-rOrcher un établissement assez considérable ' . Actuellement, un nouvel établissement a été installé, comme nous le verrons, dans les environs mômes de Fécamp. Quelques essais avaient également eu lieu sur d'autres points de notre territoire, mais ils n'avaient qu'une faible importance.
Les choses en étaient là lorsque survint la guerre de 1870, et tout naturellement la pisciculture fut abandonnée. Après ces cruels événements, on semblait hésiter à s'occuper de nouveau de ces questions, malgré les efforts de la Société d'acclimatation, qui s'est toujours occupée des questions de pisciculture avec une sorte de prédilection.
A l'étranger, les choses avaient bien marché. En Angleterre, aux Etats-Unis sui'tout, les résultats obtenus avaient été des plus remarquables.
Ces résultats, vulgarisés j")ar les intéressantes publications de M. Raverol-Wattel, doimèrcnt aux pisciculteurs français une sorte d'énergie nouvelle.
L'Administration, de son coté, était loin de rester inactive.
1. M. Noël s'était également occupé des questions piscicoles.
178 LA l'ISCIClJLTUHE DANS LKS KAHX DOCCKS.
L'enseignement de la pisciculture était introduit dans les progranames de l'Institut national agrononriique. Un cours nomade de pisciculture, ou plus généralement d'acjuiculture, était fondé en France, et de plus l'enseignement pratique de la pisciculture était organisé dans une série de fermes-écoles et d'écoles d'agriculture.
11 n'est que justice de reporter à M. le conseiller d'Etat Tisserand, directeur de l'agriculture, le mérite de toutes ces nouvelles mesures.
De son côté, le Ministère des travaux publics rétablissait à l'Ecole des ponts et chaussées les conférences de pisciculture et stimulait le zèle de MM. les ingénieurs par de nombreuses circulaires. Sous cette impulsion, le goût de la pisciculture semble s'être réveillé en France. En 1889, M. de Lacaze-Duthiers, M. Raveret-Wattel, et celui qui écrit ces lignes, fondaient à Paris une Société centrale d'aquiculture et parvenaient à grouper rapidement autour d'eux une certaine quantité de personnes s'intéressant à la culture des eaux.
Quand j'aurai à montrer l'état actuel de la pisciculture en France, on pourra se convaincre c|ue tous ces efforts ne sont pas restés improductifs.