‹ La pisciculture dans les eaux doucesChapitre 64 sur 106 · I-A IMSCICULTURK DANS Ij;s KAtJX DOUCKS · texte numérisé non relu

I-A IMSCICULTURK DANS Ij;s KAtJX DOUCKS

gcur d(j 0"',50 (il uuo j)roroMclcur da 0"','22, on place des caisses reclangulaires dans lesquelles on peut superposer quatre à cinq

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Fig-. 93. — Disposition des tamis dans les boîtes Williamson.

claies métalliques portant des œufs. Bien entendu que les caisses ont un fond à claire-voie permettant le passage de l'eau.

Un regard jeté sur la figure ci-contre (fig. 93) permettra de voir que, par une disposition très simple des caisses, Teau amenée dans la rigole est forcée de traverser les caisses suivant la direction indiquée par les flèches, c'est-à-dire de bas en haut.

Nos constructeurs français d'appareils piscicoles construisent actuellement des auges où les œufs sont également traversés de bas en haut par le courant d'eau.

Voici, par exemple, l'appareil construit par M. Jeunet, pisciculteur à Paris, Gomme il est facile de le voir sur la figure 9i,

Fig. 94. — Appareil Jeunet.

les œufs étant disposés sur la claie c^, l'eau arrive dans le compartiment a^ traverse la plaque trouée b et va ressortir par la plaque d^ pour s'échapper ensuite au dehors.

Tous les appareils dont nous nous sommes occupé jusqu'à présent conviennent surtout pour obtenir l'éciosion des œufs, qui ne doivent pas être agités pendant leur incubation.

Si, au contraire, on a aiïaire à des œufs qui demandent à être soumis à une certaine agitation pour arriver à bonne éclosion, on a du modifier les appareils. C'est ainsi que lorsque l'on a voulu faire éclore des œufs d'Alose, on s'est trouvé longtemps arrêté par la difliculté de les maintenir dans un état d'agitation

Fiii". 9j. — Boîte flottante de S. Green.

suffisante. M. Seeth Green triompha de ces difficultés en imaginant de placer les œufs dans des boîtes flottantes (fig. 95), dont le fond est formé par une toile métallique. Ces boîtes sont placées dans le courant d'une rivière (fig. 9G). Mais si elles sont horizontales, la force du courant accumule les œufs à l'une des extrémités de la boîte. Pour maintenir les boîtes suffisamment inclinées, on fixe extérieurement à leurs parois deux flotteurs obliquement placés. Cette inclinaison fait que h*s œufs sont toujours en mouvement. Moins le courant est rapide, pkis Tinch'naison doit être prononcée. Les mailles qui forment la toile métallique du fond doivent être très serrées (i millimètre), car les alevins sont très petits et s'échappent facilement par des ouvertures relativement très étroites.

Mais il n'est pas toujours commode de fixer ainsi des boîtes dans le courant d'une rivière, et cette disposition exige une surveillance constante; aussi, les pisciculteurs américains qui se

LA i»is(;i(:uj/n;iu-: dans lks kaux douces.

sont occupés d'une façon toute spéciale de la multiplication de l'Alose ont-ils imaginé des appareils qui permettent de pratiquer rincul)ation dans les élablissements mêmes.

Tel est, par exemple, l'appareil de MM. F. Matlier et

Fig. 96. — Disposition des boîtes flottantes.

Ch. Bell (fig. 97), appareil que M. Raveret-Wattel décrit de la manière suivante :

u Cet appareil se compose d'un entonnoir en métal de C^jSO de haut sur 0"^,35 de diamètre % auquel est soudée une bordure métallique de 0'",03 de hauteur. A l'extérieur, un large rebord forme une rigole circulaire qui porte un ajutage latéral pour la sortie de l'eau.

(( Vers le fond de l'entonnoir, à l'endroit où le diamètre n'est plus que de 0",05 se trouve une cloison horizontale en fine

1. La dimension importe peu; on se sert d'appareils beaucoup plus grands. L'essentiel, c'est que les proportions relatives soient observées.

toile mélalliquc (de préférence en laiton) sur laquelle on place les œufs, et qui sert à tamiser le courant d'eau qu'amène dans l'appareil un tube en caoutchouc fixé au bas de l'entonnoir.

(( Ce courant entraîne les œufs de bas en haut et dans une direction excentrique, vers la bordure de toile métallique à travers laquelle Teau s'échappe en nappe circulaire.

Mais comme le courant en s'élargissant perd de sa force, il n'est plus suffisant lorsqu'il arrive près du bord (si l'on a réglé convenablement le débit) pour continuer à soutenir les œufs. Ceux-ci retombent sur la paroi oblique de l'entonnoir ; ils roulent vers le fond, et sont repris de nouveau par le courant pour

retomber encore, et ainsi de suite. Cette agitation continuelle les entretient en parfait état de propreté, et l'évolution embryonnaire s'accomplit dans d'excellentes conditions \

Cet appareil, perfectionné par M. Fergusson, a été très employé aux Etats-Unis.

Un autre appareil est également souvent employé aux Etats-

Fig. 97. — Appareil de M. Frcd. Mather.

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