‹ La pitié: poëmeChapitre 16 sur 23 · VOTES · texte numérisé non relu

VOTES

» Comment , avec qnoi solder cette profusion de ra-* » pines ?

» La fureur publique accuse le lâche silence de la «législature hélyétique; elle le rompit , s^émut, inter- » céda , remontra ; mais Kapinat inflexible poursuit ses » yols Schawenbourg et ses soldats les protègent. De V concert , ils font taire les plaintes et le désespoir ; la » Suisse écrasée passe sous un système de terreur ; la » prison , la confiscation , Pinquisition , Péchafaud , » attendent les murmures et la première résistance.

» En un mot , une oppression si effrénée aliénait jus- }» qu^aux Jacobins les plus immoraux , et le directoire se v vit forcé de feindre de désavouer y et de rappeler » Rapinat. »

{^Mercure brit. vol. i , p. aSo etsuiif. )

A ce tableau énergique , fait pai- Pun de nos meilleurs publicistes , nous ajouterons un quatrain qui dans le temps amusa beaucoup en France où Ton s*amuse de tout.

Le pauvre Sniise qu*on ruine , Voudrait bten que l'on décidAt| Si Rapinat vient de Rapine Ou Rapine de Rapinat.

i4) PAGE 6l, VERS II..

Ah ? qui pourrrait tracer cei scènes de carnage 1 Les vieillards ne sont point protégés par leur 4ge , Le sexe par ses pleurs, les morts par leurs tombeaux » £t la férocité reut des crimes noureaux. ^

DU OIANT II. i^î

Ce Ubieau n'est point exagéré. Dans le cMiton de Semé , plus de trente villages , Un espace de plosieuri lieues , ^rent nûs au pillage ^ chAteaul , maisons bfinr.geoises , fermes , maiions rustiqnea , tout fut dévasta de fond en comble. On tuait les bestiaux, on brisait les meubles qu'on n*' pouvait empontr. On a trouvé duQs lei boû les cad^nes de plusieurs femmes , mortel ticlimes de la brutalité la plus infime .

DeliDe a composa ce tableau des malheurs de la Soisae , en Allemagne , au moment où la renommée lui apportait cbaque jour les détails de quelque nouveau désastre. Ses amia l\>nt surpris olora plusieurs fois fondant en larmes , et occupé de cbautet la Pitié.

L'auteur n'a pas prétendu s'attribuer ce dernier»ers ; il l'a emprunté de CoTUeiDe , comme particulièrement consacré i peindre la guerre civile , et devenu pvo-

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