CHANT DEUXIÈME
j5oT*KT-BiT , ainsi appelée à cause de 1» pende qoentité de plantes .^ui s'j tnjuvent , fit découverte par le célèbre neeigateur Coot, à la fin d'avril Il^o. EBe est aimée sur U côle de la Nou»eUe.Holl»'»*'= ■ ^ =^°"' *" est bon , également i l'abri J^ «,«*»"» ^ ^ ''^^^^. « du linid. Le p.,, , don, ,™' ' .,, fo™i •!.'•«; •ft l^ideetléger, .., Vi^^^^c^'t^ »'^" '
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tSa NOTES
est nécessaire de la purger y sans cependant que lettr» crimes méritent positivement .1^ mo;^. \tQ 20 janvier 1788, la flotte expjédiéc .d^Ang|et^rive à cet effet ^ arriva à sa destination. Les nouveaux colons eurent d^ abord bien des difficultés à surmonter , tant du côté des entreprises des naturels du pays , que de la disette qu'ils éprouvèrent. Aujourd''hui , tous les détails que Ton reçoit de ce pays , tendent à en donner une idée avantageuse ^ et Ton peut assurer , à Thonncur des malheureux qui composent la colonie , que leur conduite en général a toujours été , depuis leur anûvée dans ce lieu d'expiation, infiniment supérieure à ce que Von avait droit d'attendre d'un pareil rassemblement.
Voici ce qu'on lit à ce sujet, dans les Mémoires de Georges Barington : « Je commençai, dit-il, à visiter »les différentes classes d^ouViiers 5 je les trouvai tous )>plus attentifs à leur besogne, plus respectueux envers -» leurs surveillants , que je ne l'eusse imaginé. Les uns }> étaient employés à faire des briques et des tuiles ; les » autres à bâtir des magasins , des cabanes ; d'autres à » déblayer , à aplanir le terrain , à porter des poutres , •» à former des chemins. Une autre classe était compo- » sée d'ouvriers exerçant leurs métiers : c'étaient des )> forgerons , des chaudronniers , des boulangers , des )> tailleurs , des jardiniers ; il y en avait aussi qui étaient y> destinés k garder les malades. Les heures des travaux » sont depuis le lever du soleil jusqu'à onze heures et » demie, qu'on les fait appeler pour dîner. A deux D heures, ils se remettent à l'puvrage jusqu'au coucher
DU CHANT II. i53
» An soleil ; 1« En de leurs iraïaui leur est annoncée upar le bruit du lambour qui bat la retr»ile. Pour les «encourager à la culture de leurs jardins , on leur nabandonnc le samedi; on donne même une prime à Dccnx qui recueillent une plus giande quantité de U- V gmaes . Les fcinnics , tous les matins , nettoient les " battes , et apprêtent le dîner des hommes ; elles l'a- " massent le linge sale , le latent , le raccommodent , et ule Tendent à chacun, le dimïnche. Ce jour, personne Mn'est exempt d'assiater au service divin , qui se celiiibre à onze heiires:tous les condaomés sont obligés " ^'y paraître en linge propre ; et je dois dire qu'ils J 11 sont d'une manière plus convenable , et même pluâ
Les condaimncs , le temps de leur exil eipiré , ob- ^ODext des terres du gouvernement, dans la proportion suivante : trente acres pour un homme seul ; cmqaaate poiar celui qui est marié , avec dix de plus pour chaque enfant. Pendant les dix-huit prenûers mois , les magasins élu roi leur fournissent encore de» provisions et des véttîmeow. Onleur donne en ""^'^ """ *** "'" tils M toiLtes les choses nécessaires à ■^ cultivateur, avec des ^ains pour enseuteoceT l*'*'^* «"«* ^» T"^*"
La plupart de ces condan». , ae-<*=»"** "'"ItwII. PI.,,..,, on, m„„, , p„ , >! ^,5 ,^c , » ^^__^j ,„
iS4 NOTES
Botany-Bay , etr£ndre la justice 'avec une probité qui pourrait servir de modèle à nos magistrats d'£urope. Enfin , cet établissement a eu un tel succès , que , de> puis quelque temps , on cherche à en former un second sur les mêmes bases , et que le gouvernement a fait chercher une ile convenable.
Ton ame le connut, ce noblo et tendre sAle, Howard! dont le nom tenl console le« pri«on«.
L'auteui* , ayant à chanter un Anglais , bienfaiteur de rhumanité , s'est cru permis , ou plutôt s'est imposé la loi dVmprunter , dans un poète de cette nation , les idées principales de ce morceau, qui se lie parfaitement à son sujet.
John Howard a consacré tonte sa vie à consoler l'humanité souflrante. S'étant aperçu des abus qui s'étaient introduits dans les prisons d'Angleterre , il voulut les faire cesser; il étudia le régime des maisons de dbétention ; il porta ses plaintes au parlement , et il parvint à améliorer le sort des prisonniers. Ce premier succès encouragea ses efforts ; ses vues philantropiques s'agrandirent. H visita les prisons de la Hollande , de l'Allemagne , de la Russie , de la Suède , du Danemark , de la France , de l'Italie , de TEspagne et de la Turquie ; il n'est pas un cachot dans lequel il n'ait porté la consolation ; et, de retour en Angleterre , il pubUa le résultat de ses observations et de ses recherches . Son ouvrage , intitulé : État des prisons de tEu~
DU CHANT II. i55
rope, fiit triduit en français , en 17S8 ; il fut accaeillî par les gens écUlrés , sans produire nne grande senialion danj le public . On éuit peu tooché alors du sort des pjisonnïers ; les peines de la prison ne se présent taieDt à Tcsprit , que comme un malheur fpi^on ne doit jamais éprouver; mais, après une révolution dans laquelle chaque Français a perdu sa liberté , on a été sur le point de ta perdre, les eflorts ginéreuï d'Hovrnrd doivent être beaucoup mieux sentis ; et (ont le monds
cier un des plot beaux rhumanité,
n ne sera pas inutile de jeter ici , d'après John Howard, un coup-d'œil rapide sur l'état des principale» prison de l'Europe. 11 Les prisons de la Hollande, dit 11 le célèbre voyageur, sont si tranquilles et si propres , o que celui qui les visite a peine à croire qiie ce soient • des prisons; elles sont, chaque année , et souvent "deui fois par an, blanchies avec de l'eau de chaux ; «chacune d'elles a son médecin , son chirurgien par- »ticulier. En général, les maladies y sont rai'ea. Dans "la plupart de celles qui sont destinées aui crloûnela, » il y a une chambre pour chaque prisonnier , et il n'en » sort jamais ; chacun a un bois de lit , un garde-paiU" «etnnecouveiiure. La Hollande «t ^e î»ï* de VE«- 11 rope oiilae commet le moiQg Jg crin"* ' ^'■^^'"'^-'' » a rarement l'occasion d'v 1 -r wa*«s "* '*■"
.gueur.. ïççWr
» Lbs prisons d'AUemaj-j^ -wva Çt°î^''* ''^'
i56 NOTES
» celles de Hollande , mais elles ont Payantage d^etrc
M bâties sur le bord des rivières : telles sont celles de
» Hanovre , du Bull , de Hambourg , de Berlin , de Bré-
» men , de Cologne et de quelques autres villes. » John
Howai'd a remarqué que , dans la plupart des prisons
d* Allemagne , lés prisonniers étaient en petit nombre ;
et la cause qu'il en donne, est la promptitude de Pexa-
men et du jugement après Tincarcération. Ceux qui
sont coupables de légers délits , sont condamnés rigou*
reusement au pain et à Peau ; mais on est moins sévère
envers les criminels que Ton a jugés et qui ont été
condamnés ; ils ont le choix de leur nourriture ; on leur
donne une chambre plus commode ; leurs amis et leurs
pai'ents peuvent les voir et les consoler ; un ministre
les accompagne pendant tout le temps qui leur reste à
vivre , il ne les quitte qu'à leur mort. En général , dans
les prisons d'Allemagne / on exerce peu de rigueurs
inutiles ; rarement on met les prisonniers aux fers j et
les cachots sont presque toujours inhabités.
Les prisonniers sont beaucoup plus sévèrement traités en Danemark, en Suède et en Buâsie;les prisons y sont, pom' la plupart, trèsnnalpropres et très-malsaines. Dans la prison d'état de Copenhague , les fers tiennent encore aux murs , dans les chambres où les * comtes Struensée et Brandt ont été enfermés. Tel est le dégoût qu'inspire l'air méphitique de cette prison , que lorsque Struensée en fut tiré , après trois mois de détention , pour être conduit à une mort terrible , il s'écria : O quel bonheur de j'espirer un air frais !
DU CHAKT 11. 169
n faut dire ici cependant que les ochou ne «ont point Fonaus en Siusie ; et c'est pour cette raiion sans doute , qu'on n'y a jainus vu de traces de U maladie êpidémique qu'on appelle lafièvrt des prisons.
L(^s prisons de Suisse sont beaucoup plus propres que celles des royaumes du nord. Dans les maisons d'arrât ^ chaque criminel a une chambre , a£n que l'un ne puisse élre le corrupteur de l'autre ; ils n'ont point de fers , nuis ils sont renfermés dans des chambres plus ou moins fortes , plus ou moins éclairées , selon la nature des crimes dont ils sont accusés. La plupart des prisonniers sont chauffés par des poêles ; on leur alloue communément douze sous par jour. Dans les cantons suisses , les prisons renferment rarement des criminels, n La principale raison, dit John Howard,
«même les plus pauvres, les principes de la religion. i> et de la morale ; une autre raison encore , est qu'on iiy rend une prompte justice, o Howard ne trouva point de prisonniers dans U prison de Lausanne ; 1 n'en trouva que Wois d«u les prisons de Schaffibou»" i le» prisoiu de Berne sont someot vides.
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ncMnbre des prisonniers était beaucoup moins considérable. Dans la plupart des villes d'Italie , ils sont employés aux travaux publics . Les exécutions sont beaucoup plus fréquentes dans ce pays que partout ailleurs, n y a quelques années , Pusage de la torture , de la massole, etc. , était encore connu à Rome , à Naples , et dans quelques autres Etats. Il n'est point de pays où rhumanité , inspirée par la religion , prodigue autant de secours aux détenus et aux pauvres. Partout i| s'est formé des institutions charitables ; et , dans la plupart des villes , des confrairîes pieuses sont uniquement occupées du soulagement des prisonniers. Je ne puis me dispenser de citer ici la confrairie de la Miséricorde, appelée di S, Giovani de* Fïorentinù II n'est point de ville un peu considérable qui n'ait la sienne. Cette confrairie soulage les prisonniers pendant leur vie , et lem* prodigue ses secours , jusqu'à ce qu'ils aient cessé de vivre : elle adoucit pour eux l'amertume du trépas ^ elle reçoit leui's derniers soupirs , et elle veille à leur inhumation : image de la Proyidence , dont la bonté adoucit les rigueurs de la justice humaine y et daigne accueillir dans son sein les hommes que la société à rejetés.
Une pareille confrairie est établie en Portugal. Les prisonniers , dans la plupart des prisons de ce pays , ne subsistent que de là chai*ité publique. La justice n'y est pas rigom'euse , mais elle y est lente ; les coi:q)ables ou*les accusés sont souvent détenus plusieurs années dans les prisons , avant qu'on les exauûne et qu'on les
DU CHANT IL iSg
jage ; et quelquefois , après qu^ils ont ^té jugés et condamnés à mort, ils demeurent encore quelques années en prison, ayant qu^on les exécute. Avant Padministi'ation du marquis de Pombal , les geôliers laissaient souvent sortir les prisonniers sur parole. L^un dVux^ qui avait obtenu cette faveur , en jouit pendant sept ans , quoiquUl eut été condamné à mort. L'ordre d'exécuter la sentence arriva ; sur la sommation du geôlier , le coupable , qui travaillait dans la province , vint , sans balancer un instant , se remettre dans la prison : ce respect pour sa promesse lui fit accorder sa grâce. Plusieurs des coupables sont tirés des prisons , pour être envoyés dans les établissements portugais au Brésil ; d'autres , enrôlée comme soldats , sont embarqués pour les Indes .
Les geôliers portugais exigent un droit d'entrée et de sortie de ceux qui sont reconnus innocents : cet usage injuste est aussi pratiqué en Espagne. Le régime des prisons espagnoles est très-rigoureux ; les prisonniers y sont souvent entassés les uns sur les autres , ils sont souvent mis aux fers, et plongés dans les cachots bumides ; un criminel condamné obtient rarement sa grâce du roi. LorsquUl est jugé , les autres prisonniers le conduisent dans la chapelle , où sa sentence luiestlue par un secrétaire enprésencedetous. Il est accompagné par un moine qui ne Tabandonne plus jusqu'à la mort. On ne peut pénétrer dans les prisons de Tlnquisition.
John H/>ward a visité aussi les prisons de Paris et celles des difiTérentes provinces de France. Il indique ,
i6o NOTES
dans leur régime , plusieurs abus à réformer ; mais lir voix de riiumanité a été étouffée par la révolution ; lea hommes les plus dévoués au soulagement des misères humaines , ont eux-mêmes été chargés de fers. Ela 1796, M. Pastoret dénonça, à la tribune du conseil des Cinq-Cents , les nombreux abus qui s^ étaient indroduits dans le régime des prisons ; mais le gouvernement de ce temps-là , qui était aux prises avec toutes les factions , et qui était une faction lui-même , ne daigna point s^occuper des réclamations de Inhumanité.
Howard , en visitant les prisons , a aussi visité les hôpitaux de PEm'ope. Aucun obstacle ne put arrêter sa courageuse phîlantropie , et il a fini par être victime de son dévouement. Ayant été voir un malheureux attaqué d^une fièvre épidémique , il en fut atteint , et mourut peu de jours après , en janvier 1790.
3) PAGE 5a 9 VERS 6.
Je n« TOtt plut cot aoBura dont les soina délicats Appaiaaient la souffrance ,ou charmaient la trépas.
Les sœurs grises, dont il est ici question, hono- > raient également et leur sexe et leur fondateur , St. Vincent de Paule. C^estla seule association religieuse qui ait en partie survécu à la révolution. A Saint-Geimainen-Laye on a vu des soldats entrer à Phospice de la Charité , furieux contre leurs respectables bienfaitrices , se répandre d^abord en injures et en blasphèmes , puis sortir pleins de vénération et de reconnaissance pour ces saintes filles.
DU CHAHt II. i6i
Toul le mande connaît l'histoire de cette admiiablr sœur Marthe , qai se dévona avec tant de zile , au soukgemeiit des priBonniers malades de tontes les bâtions , que les désastreuses guerres de Bnonapacte condiûsireat à Besançon. A leur arrÎTée à Paris , en t8i4, les (ouverains alliés voulurent voir cette femme justement célèbre. L'empereur de BuBsie U décora d'une médaille d'or frappée i son effigie , et il accompagna cet honneur d'une somme eonsidirable. L'empereur d'Autriche loi donna 1» croii du Mérile-CiTU , avec une gralificaUon de deux mille francs. EUe reçut aussi une médaille d'or , de la part du roi de Prusse , et «na croix de la part da roi d'Espagne. EnËn présentée au roi de France , la sœur Marthe en tnt parfaîteioepl ac- < oeilBc. On a graïé son portrait, où elle est représentée décorée de plusieurs ordres.
i62 NOTES
Tautre sexe , des hospices pour les malades et les infir-' mes. On demandera sans doute comment un pauvre prêtre , exilé de sa patrie , sans autre moyen ffa» son zèle ^ sans autre ressource que la charité , a su procurer à Tenfance , à Tiodigence , au malheur , taiit de secours , de si utiles con&olatipns ? C^est dan» les derniers sacrifices cpie purent faire encore l^s égiigrés , e^est dans rhumanité des Anglais , ^:ie cet au^-eViacem de Paule trouva les encouragements qm le mirent à portée de créer ces prodiges de hÀen/Saisaaoe , qpi ont étonné tous les voy^gem's et confondu les observateurs les plus incrédules.
Lorsfpie le sénatus->oon&uLle qui ouvrit les portes de la patrie à beaucoup de Français <|ue la terreur en avait éloignés , fut cqdwu à Londres y on voslut engager le respectable Carron. à retourner daj^s ua dsocàse où il avait laissé des monuments de son active sollicitude. « ]Non , je n^abandonnerai pas , diA-il , ce que la Provins » dence m^a aidé à former , ce que la confiance me met » en état de soutenir : cette jeunesse a besoin de mes » soins , ces malheureux n^espèrent qu^en ma surveil-, •» lance. » Amsi ce héros de la charité chrétienne se sépare d'une pairie qu'il regi*ette , pour se consacrer entièrement aux bonnes œuvres qu'il chérit. On sai^ d'ai]lem*s qoe l^abbé Csovon réunit toujours , à tant d'au-, très vertus , l'attachement le plus entier à son légitime, souverain , et que ce sentiment ne lui permit jamais de. reconnadti'e sa patrie courbée sous le joug de l'usurpa^ teur. n ne revint en France qu'après la restauratioD ^
DU CHANT II. i63
en i8i5 ; et U y publu encore qaelques-niu de» Mérita pieu qui ont eentrU^u^ , autaot que sti admirables ceuvree de charité , à vendre son nom eélibre. Ce digne prêtre est mort à Paris, le iS mara iSai , à l'âge de
Carron a puUié ptnsienrs cramai , ait Poo remarque cette onction qui Mmble caractériser tontes ias acûons de 83 ïie : les Penséti eccléiMitUfuet et le» Ptméei chritieniKS ponr tous Us jour» de i'winie , connenaent tout ce que la morale éiuigéliqae a de plus pur et de plus consolant. On y trouie partout le tqn palMùqne de Féuélon, réuni à la soblime doctrine des P*res de r^^lise. Ces deux ouirages, qui ont en un grand succil hors de France , ont été rénnpriinés à Paris ■
noua finirons cette note pai- quatre ïers que Delille A faits pour mettre au bas d'na tableau <pia l'on destinait i la famille de Garron, eu ce respectable ecclésiastique est peint au milieu de ses itablisaemcM'
ceux des personnes des d»^ ^ ^„a «P* * ■ ,j, î».-
Madame la comtesse da Quengo ; m,e8demoi8eUe8 de Lucinières , de Tremereux , et de Couessin ;
Mademoiselle de Yillier était à la tête de Thospicc des dames ;
M. Pabbé de Fajola à rhospice des yieiUai'ds j
MM. l'abbë de Gueny, ancien officier au régiment du Roi ; Pabbé de Verdun , ancien officier au régiment de Bassigny ; du Bumédon , cheyalier de Saint-Louis * consacrèrent pendant plusieurs années tout leur temps aux soins de la jeunesse.
6) FAGB 56 y VBAS 32.
Tel y au bord de la Seine , à nos jreus éblouie , S^offre ce monument dn plus grand des Louis.
L'hôtel des Invalides , fondé par Louis XIV .
^) PAGE 56 , TIRS a3*
Tel brille ce GreenWich , où VœW des Tienx pilotes Toit partir , roTenir , et repartir les flottes.
Maison magnifi<{ue sur les bords de la Tamise , fondée par la reine Anne , pour la réception des matelots estropiés et hors de service.
Robespierre fit décréter qu'on ne fert sonniers . Si cette loi barbare n'a point eu s Pbiinurrité et l'honneur français le doiTent toujours braves et géoéreiix , et surtout cbegTu et au général Horeau , qui en étai culièTement chargés lors de l'invasion de
upti&,aiuiHi>p>iUi
Les prisonniers françsi, ç -e'
eïpoaés à tomes les Iiorr- ^"p ,, donnés pai- leur propre g *^n J? ^ «ion de Baon.p.rte, «m % (»'
deceuiqoipoiiïsientc^ /*^ ^^"^ connaît les m
i66 NOTES
connadt pas assez , c'est qu^il se fit une qaéte paimi les ëmigi'és français à Londres , pour venir à leur secours . Cette quête ^t ouverte par Févéque de Sàinp-Pol : des familles , dépouillées pai' la révolution , retranchèrent de leur nécessaire ^ de pauvres prêtres , qui n^avaient que deux habits , en donnèrent un. Ce trait , qui mérite une place distinguée dans Phistoire , peut seul consoler rhumanité affligée des calamités et des crimes de la révolution.
£t qui ne prévit pai que son hymen un jour , Du cygne harmonieux ferait naître un Tautour.
Un des descendants du poète Haller y était alors fournisseur des armées françaises , et il avait acquis une funeste célébrité par ses dilapidations.
10) pj^flB Sgy TERS 18.
Cependant , près de tous grondait Taffreuse guerre { De moment en moment s'approchait son tonnerre. Que faisiex-TOus alors? Vos magistrats muets Dormaient au bruit flatteur des paroles de paix.
Le grand-conseil de Berne qui , presque seul , donnait l'exemple et l'impulsion aux autres cantons , s'obs* tinait à acheter la bienveillance du directoire. Les con-
DU CHAHT II. 167
ùdéritioiu fondées qui justiliuent la neutralité , étaient igates subordonnées auï circonsUnces j on les convertit ta raison d'étst iavariable. Séduit pu- Is douceur d'un repos momentuié , tandis que les ravages de ta guerre se faisaient sentir ailleuis, te coifs helvétique ae livra tout entier k l'espoir chimérique d'une sûreté Enni dépense et sans tToiJ>le , et se crut invulnérable , tant qu'il ne serait pas appelé à combattre les Françùs- Aq lieu d'accoutumer le peuple à Tidée de la guene , on ne l'entretint que des charme» de la piii. Ce vertige , dont la durée a conduit la Suisse au dernier terme de
uiajorité des régences. Vainement quelques magistrats , plus écUirés et plus fermes que les autres , pénétrèrent duu Pavenii' , et sentirent l'illusion de leurs coUigies i une opposition victorieuse triompha de toute poUùqu" qui eût tendu à affermir l'indépendance de la pairie. Semblables .aux adorateurs des dieux nudCaisants , il» »■ prosternèvent devant le direelaire, avec l'offrande leur amitié , sans considérer qu'on seul sacriOee pouvai le satisfaire , celui des con.tiluiioas , de l'taiépendaiit" et des rlcbesses de la Suisse. -^,
C'est au mois de septembre ,„„„ , tl"» ^* r' > ioeomtnença son plan <i^^^»i,^\ i'^'^'^^â^ ^« venter quelques préteWs *iK ' .^0*^ ' "^. -&u^*»^ cbemiD par des expédiants ».,^»" . (i»»*^ «i.oiO»" l=s SuUses d«.squeJqu.rés^.^\^V»*>°,-A»î'**^^fe«*V6 *• mer, po„ établir s.. «ttSy^^^ *^ t« ^' ^e.\««'-' I'agre«sioD, devînt l'étude ^^ /^ Ô**'
i68 NOTES
de leurs agents. Prolonger la confiance des Suisses par des protestations pacifiques ] menacer un seul canton pour détacher les autres de ses intérêts ; diviser les membres de la ligue et le sein de chaque régence ; en* vironner le peuple de suborneurs ; proyoquer^ des innovations qui afi'aiblissent l'autorité et la concorde j étouffer la Suisse par elle-même , pour l'accaBler à son agonie : tel fut le plan du directoii'e.
* PÀGs 59 , VERS aa.
En Tain I« vieux Steiger , digne de joiiri plus beaux. Évoquait toi ateux du fond de leurs tombeavx.
Le vénérable avoyer de Steiger, vieillard plein de' génie et d'expérience , ne fut point la dupe des artifices des agens du directoire. Préférant la patrie à sa conservation personnelle , et les combats à la mort graduelle où se traînait la république , il soutint de toutes ses forces , de toute la fermeté de son caractère , le destin chancelant de Pétat , et repoussa constamment les délibérations pacifiques qui lui ont été si funestes , avec un stoïcisme qu'il sut inspirer à quatre-vingt-seize de ses collègues dans les deux conseils. Incapable , malgré ses efforts , d'arrêter le torrent , il alla se réunir au brave général d'Erlach , à Fraubiimnen , qui était menacé pai' Schawenbourg. Ni les périls de tout genre qp'il avait à courir , ni le poids de soixante-neuf ans , ai la .sapériorité de l'armée ennemie , rien n'ébranla
son courage. Il harangua sa petite troupe, la pénétra de son exemple autant que de ses exhortations , la conduisit lui-même , et ne quitta point le feu pendant les cinq combats qui précédèrent la reddition de Berne.
Tont a'enflammc i-la.fois i femraei, enfants, neilUrd*, Entourent Ica foyers de leurs TÎtanta remparts.
Xies petits cantons avaient conservé leur indépendance , au milieu de U servitude générale ; ils se montraient inébranlables dans leur refus d'immoler leur liberté à la constitution que le directoire imposait aux Suisses. Irrités de cette résistance,, les despotes plébéiens ordonnent à Schawenbourg , leur général , d'aller venger ce mépris de leur ordre suprême.
Le ciel cette fois ne permit pas le triomphe de Pinitpiicé. Conduits par deux officiers distingués , MM. de Paravicini et Aloïs de Reding, ces intrépides montagnards bravèrent Pinsolence , les commandements et les cohortes de Schawenbourg. Menacés de toutes paits , leur enthousiasme tira de nouvelles forces |le leurs dan- , gef s : « Que nous reste-t-il maintenant , disait-on dans » les rangs , si ce n'est à mourir de la mort glorieuse » de nos pères ? » Les vieillards , les enfants voulaient paitager la gloire de succomber avec la patrie. Des femmes et des filles s'employèrent à traîner les canons , «t les transportèrent par-dessus des Toch^^^ » et par des
chemins affreux. Presque toutes armées de massues , partout où il se trouvait un lâche qui cherchât a se dérober par la fuite aux dangers de la patrie , elles Parrétaient et le forçaient de retourner à la frontière , et de reprendre sa place dans les rangs de Parmée.
Aloïs de Reding sut entretenir ce généreux dévoûment , et par son exemple et par ses paroles. On se rappelle la harangue qu'il adressa à ces intrépides mon' tagnards *
<( Brayes camai'ades , chers concitoyens , nous voici » bientôt au moment décisif. Elntourés d'ennemis , » abandonnés de nos amis , il ne^ reste plus qu^à savoir » si nous voulons courageusement imiter Pexemple que » nos pères nous donnèrent autrefois à M orgai'ten. Une )> mort presque certaine nous atlend; si quelqu'un la » craint , qu'il se retire ; aucun reproche de notre part » ne le suivra : ne nous en imposons pas mutueUement » dans cette heure solennelle. J'aime mieux avoir cent » hosmies déterminés à tout événement , et sur lesquels M je puisse compter , que cinq cents qui , prenant la V fuite , amèneront la confusion , et , par leur retraite » perfide , immoleront inutilement les braves qui vou- » draient encore se défendre. Quant k moi , je vous )> promets de ne vous point abandonner , même dans le » plus grand péril. La mort, et point de retraite. Si » vous partagez ma résolution *, faites sortir deux hpm- » mes de vos rangs , et qu'ils viennent me jurer , en » votre nom, que vouJs serez fidèles à vos promesses. ^>
A peine Redkig eut-il cesé de parler , que mille voix
se firent entendre : « Nous Toplons partager votre sort ; » nous ne vous abandonnerons jamais , s'écrièrent tons v les soldats à-la-fois. »
Fidèle à son serment , cette armée de bergers se battit avec la plus grande intrépidité , tua à Scfaawenbourg , dans une guerre de trois semaines , trois mille bonunes , et le força à la retraite par un traité qui lui ferma les petits cantons pour quelque temps, car ils devaient bientôt aussi devenir le théâtre de toutes les horreurs qui désolaient la Suisse.
i3) PAGE 61 , VERS 4*
MaU Rtpinat parait, et , contre le* Tictimei t Promet aux meurtrieri l'impunité dei crimei.
Voici ce que Mallet-du-Pan a dit de ce commissaire du directoire :
« La tyrannie fiscale marche aussitôt sur les traces » de la tyrannie armée. Lecarlier, juge trop humain, » cède le sceptre des déprédations aux commissaires )> Kouhière et Rapinat.
» Ce dernier , chef de Pexpédition , chargé des ins- )) tinictions secrètes , choisi par Rewbel , et son allié , » offre un nouvel enfer. Totila et Alaric furent miséri- » cordieux à côté de ces déprédateurs modernes , élevés » dans les lycées de Paris.
» Des cris s'élèvent, ce sont ceux de l'impuissance.