‹ La pitié: poëmeChapitre 20 sur 23 · CHANT QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHANT QUATRIÈME

PA.GB Io3 , y ERS 6.

D'un ainat opprecMor !•• loU usurpatrice* GouTCTuent par la peur , rignent par les supplices. Quelques abus ^nt plaie à des malheurs plus grands , Bt des débris d'un roi naissent mille tyrans.

JLl È8 que le trône fut reoyersé » Tautorité se partagea entre les membres de la Convention et ceux de la Commune de Paris. Je suis las de ma portion de tyrannie , sVcria un jour le député Rabaut de Saint- Etienne. H n^était point de club qui ne s^associât aussi à Tezercice de la puissance ; et la France en comptait plus de vingt mille. Depuis que le peuple avait été pra clamé souverain , tout le monde voulait être peap chaque grouppe se considérait comme le peuple souverain , et not« avons tu tout-à-coup s^élever plus de cen

aïo «NOTES

mille peuples , tous égaux en droits , tons rivauz de pouvoirs , et toujours prêts à appuyer leurs prétentiom par la i^iolence. Au milieu de cet épouvantable chaos , chaque commune avait son gouvernement , chaque quar> tier son tyran f et toutes les factions ^ toujours divisée» entr^ elles , ne semblaient se réunir que pour donner la mort. '

a) PAGE Io4, VBKS 2*

I«a France qu'enrialant lei nation* roitinet, Def ruinef du monde aecroisMuit ses riiiuei , De ton corps giganteique étale eo Tain Pergneil, AiiemUage bideux de rictoire et de deuil.

« C'est ici quUl faut se donner Ve spectacle des chose» » humaines. Qu'on voie , dans l'histoire de Kome , tant i» de guerres entreprises , tant de sang répandu, tant » de peuples détruits , tant de triomphes , tant de po-^ n litique , de constance , de courage ; ce projet d'enva- 1» hir tout , si bien soutçnu ^ si bien fini , à quoi aboutit- •» il , qu'à assouvir le bonheur de cinq ou six monstres? » Quoi ! ce sénat n'avait fait évanouir tant de rois , que )} pour tomber lui-même dans le plus 'bas esclavage de V quelques-uns de ses plus indignes citoyens , et s'exy> terminer par ses propres arrêts ! On n'élève donc sa 1» puissance que pour la voir mieux renversée ! Les » hommes ne travaillent à augmenter leur pouvoir , » que pom* le voir tomber contre eux-mêmes dans de » plus heureuses mains ! » (Montesquiei^, Grandeur et Décadence des Romains , chap. i5. ).

DD CHANT m.

'y Has 107, VERS I"

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*1 ÎAC» 108,

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^) PAGE io8 , VERS aa.

£t TOUS qni MUS remorda y

Rccevtfs de» baurreaux la dépouilla des morts.

Les biens des condamnés par les tribunaux rëvolu-^ tionnaires ^ qui avaient été confisqués y et qui n^étaient pas encore -vendus , furent restitués aux héritiers après la. mort de Bobespierre ; mais ceux^ de ces biens qui déjà n^étaient plus dans les mains de la république , sont restés confisqués : ainsi Taveu^ hasard a dirigé cet acte de justice si imparfait et malheureusement ce furent toujours les plus petites propriétés qui se vendirent les premières ; et qui le furent ainsi irrévocablement. Voilà comment de pauvres gentilshommes de province ont perdu toute leur foitune pour avoir obéi aux ordres du roi , tandis que grands et riches propriétaires sont rentrés dans la totalité de leurs biens.

*) PAGE ii6, VERS 9.

GardeZ'Tous donc d^offrir la scandaleuae seine De cet coaurs généreux punis d'ai'uier leurs rois.

Ces vers faisaient allusion à Tarrestation d^Imbert- Colomès et d^autres émigrés français , qui eut lieu à Bareuthen 1801. Leurs papiers , saisis par ordre de la.

Priuie , furent renùs au général BeomonTille , ipù Auît alors ambusadenr i Berlin,; et celui-ci les envoya à Paris , oùle gooTeTnement consnlaive lea fit impiiiDer toaa le titre iePaf/itrs saisii à Bareutk, t val.ia-8°. ( On peut coiualter sur cet événement l'article Imben- Colomis d^s la Biographie unÏTcrseUe ).

n Lorsqu'on loit , dit Monteiquien , dmii grands « peuples SB faire nue grferre loogoc et opinlJire , c est ». souvent une mauvaise politiqae de penser qfCoa peut » demenrer spectaieur tranquille. Les Romains euienl ■ à peine dompté les Carthaginois , qu'ils atuquèreni » de nouveaux peuples , et parurent dans toute la lèvre H pool' tont envahir, n

( Gmndeur et Décadence des RaitHitnt.}

le prince évoque dt; .^ ^,»'0*'^*^'' '°'*'

ai4 NOTES

mencement de rémigration , Tan des plus empressas à secourir les malheureux Français obligés de quitter leur patrie ; mais ses généreux secours ne leur furent pas long-temps utiles ; le prélat yit bientôt ses états éuTabis , et il fut lui-même obligé de fuir derant les ennemis de la religion et de la monarchie. ^

9) PAGB 117, YXHS 6.

• Et toi ! daigne ni*entendre |

Waldeck , homme éclairé, prince aimable , ami tendre !

Je ne te TÏf jamais. Par l'ettime dicté ,

Mon Ters par tes faveurs n^est point décrédité.

On voit que dans ces vers , comme dans d^autret passages , la même idée a nécessité la même expression*

Mais TOUS f soyez bénis , tous , peuples magnanîmsa , Qui de nos oppresseurs réparâtes les erimes ! Toi surtout, braTe Anglais , libre ami de tes rois.

Lorsque ce poème fut publié en France, pour la' première fois , en i8oa , le parti révolutionaire se déchdna contre Tautem' et contre ses vers avec la plus extrême violence. Le gouvernement de ce temps-là »

qui n iTÙt penms U pubUc>^on , se flatunt qu il produisit peu d'effet pu le laojen des suppressions qu'il 'Tiit eïigies , dit effïsjé àe U sensation que firent les ifiili passages qu'il aiût permis , sur les crimes de la révoloiioa , et principalemeat sur les malheurs de la fimitle to^fale ; mais il n'était plus temps de l'arrêter ; ■l^i^le poème était dans toutes les mains. La police, lepomant plus employer d'autres moyens , le fit entier amèreinect par tous ses journaux ; elle fît même composer contre l'auteur les libelles les plus Aigpà- Uau.

t<epassage contre lequel onse déchaîna le plus t *"*■ i^et éloee si mérité de la généroriU que les Anglais ont ~ is qui sont allés chercber un

iccordèrent alors , sont corvde ceuï qiù n'ont pas recoolauration : la plupart de ceui

l'espérance d'y trouver un meiUeur sort , soit par l'amour de la patrie , sont retournés en Angleterre , o ils condauent à recevoir le traitement 1'" '^"^ *"" . accordé pour les services Qu'ils o»' ï*"'^"* "* ^°^ FruicG.

montrée k l

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urs qn'ils lem

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rré leur fortune pai' la r

P«.r«r,ig.r««,rl.K,„

2ï6 NOTES •

L^aniyerslté d'Oxford a fait imprimer la K]»le , pour en distribuer les exemplaires aux ecclésiastiques fraBh* çais émigrés , qui se trouvaient en Angleterre.

») PAGE lao , TERS i5.

ISfou , non t \e Vai promu à l^aimable GUireitt j Bmu lieu qui nounriMtit na poétique innse !

(Qlairesse est un yillage sur le lac de Bienne , dont le paysage est très-pittoresque» DeliUe Va, habité pendant quelques mois , en 1796»

>3) PAGE lao, VERS 24'

Cec bosquet* de Saint-Pierre , ile délicieuse , Qa*embellit de Roueteau la prose hamoniense !

tt De toutes les habitations où f ai demeuré , dit » Bousseau , dans sa cinquième promenade , aucune » ne m^a rendu si véritablement heureux , et ne m^a » lajLSsé de si tendres regrets que TUe de Saint-Pierre y » au milieu du lac de Bienne. Cette petite Sle , qu'on D appelle à Neuchàtel , File de la Motte ,' est bien peu » connue , même en Suisse : aucun voyageur , que je V sache , n^en fait mention. Cependant , elle est très- » agréable , et singulièrement située pour le bonheur » d^un homme qui aime à se circonscrire ; car , quoique

tm CH4NT IV. 21^

H je wU peiil-toe le seul au nxoode à ipù sa deatisée B en ait fut ooe loi , j^. ne puis croira être le leul igâ H ait UD goût si naturel , i{LU>iqqe je ne Taie trQUté ]U»> B tfiCki ehei wil autre.

I Iiea ilvps du lac de B>ei>B< £OBlt pliu Siiuvages et H pliW nunanti<piea qn» calles ds lao lU G«itèv< , par» u fie laa nocheci «( le> faoài 5 bordent l'aau de phu »pi^s, mais aUes iwiant pas moiiu riaotei. S'il y & ■•■iois«dacil|gre,d« Am^ddeTigoM, moini da it vittM et da buîmhu < il 7 a- Muti^ng' de irerdvea u uliir«lla» , pk9 de prûÂu , d'wilss oojir^^ . d* » boc»g«» , daa «mU'Mtat pliù friqMiiM , et dei atci- » dents pltw.v4f proebôt. Conmu il n'y a pu , aoneo* ti.beureiultrarda , de graldes rQUWa ^cmkaaàaa pour'le*

■ V0ilMes,le)wïsastpeitli'4k|àeM^ipiitle9To5ag«»St )( mai» il wt ùuiretspvt^pouT d«g "iin'i»irlW'i^ sol^u'e*

■ qiùaiiiieDtàs'eBivr*^à.teieWd«liibBTmesd(l>iBatiire, » et i ae recueillir daoa un aileace qu« ne trouble aucQiï u autre bruit que le cri dea aigles , le ramage eolre- » coupé de quelques oiseaux , et le roulement des tor- » renls qui lotobent de la monugne- Ce beau bassin , M d'une Tarme prïique ronde , enferme dans son « mlllen deux petites Ues , l'uoe habitée et eulmée , i. d'environ demi-Ueue de laur i l''*"'' ' *^' '^^^'^ ' „ déserte et en friche , et ^ ,er> détruite i U fin p.v " 1- --sports de la .e^, 'o.. « °** "\VZ1^^ 11 pouf réparer les degaia 19 -^aff"* * oragç. « font à Ja grande. C'^^t ^ ^^ \a. »'i>»**»'^'' •^^'*^' H estioujours employée . ^^ï, 'f^ "i«Ç'^^'*'*'

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