‹ La pitié sons la terreurChapitre 24 sur 83 · ACTE PREMIER. — SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER. — SCÈNE PREMIÈRE

0 crime ! la Terreur , s'érigeant en système ,

D'on ne sait quel tyran laisse le diadème

Poindre , comme la lin d'un règne détesté

Où l'excès délirant tûra la liberté.

Quand la liberté crie assistance , ma plume

Seconde vaillamment un courroux qui s'allume ,

Et veut l'entretenir dans Le Vieux Cordeller.

Là , le patriotisme aura son pur foyer ,

Et sur les Comités , meurtriers en démence ,

Eera planer un mot, le doux mot de clémence.

Danton m'approuves-tu?

DANTON

Camille , il est trop tard !

Le char est emporté : ses maîtres , au hasard , Cochers ambitieux , tirent sur chaque rêne , Heurtent chaque poteau, limite de l'arène... Qu'ils tombent !.. Que m'importe? Ai-je la charge , moi, D'étriller leurs coursiers, de les brider? Eh quoi! N'ai-je pas fait assez en ouvrant les barrières ? Me faudrait-il encor leur combler les ornières , Dire au peuple affolé : « Tu n'iras pas plus loin » ? Longtemps acteur, je suis impassible témoin ;

Je n'ai plus qu'un principe : « Ici-bas rien de stable , » Et n'aime que deux biens : « Les femmes et la table. »

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