‹ La pitié sons la terreurChapitre 44 sur 83 · ACTE II. — SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE II. — SCÈNE II

Perd la tète sur l'échafaucl , A l'heure même est sans-eulotle.

TAPEDUR.

Une l'ois ce couplet fini , mon Fierabras , C'est à toi d'imiter l'eifet du coutelas Qui tombe en séparant le corps d'avec la tête : Toi tu fais la grimace, et moi je fais la quête.

FIERABHAS.

Nous la partagerons en bons républicains ?

AIGLEBOIS {à pari).

Quels beaux échantillons des peuples souverains !

TAPEDUR.

Nous partagerons , va, tous deux comme deux frères , Et nous achèterons l'oubli de nos misères Chez le marchand du coin.

FIERABRAS

Un bout de saucisson , Du pain blanc , du vin fort... A ton autre chanson.

TAPEDUR.

La vie et la mort d'Hébert, dit le Père Duckesne, qui ne se met plus du tout en colère.

Il ne faut pas dite : « Fontaine , « Je ne boirai pas de ton eau. » A son tour le Père Duchesne S'est assoupi sur son fourneau.

On sait que ce faux patriote Était né natif d'Alençon :

11 vient d'achever sa pelote Et de mériter ma chanson.

Ce grand ennemi des monarques , Qui comme un vieux dogue aboyai* , Avait volé des contremarques Au théâtre qui l'employait.

Trop longtemps d'Olympe de Gouges Plat valet , de Pitt vil agent , 11 s'est sali dans tous les bouges .

Il a tout fait pour de l'argent.

Il jurait, sacrait, plus colère Qu'un diable dans un bénitier.

Mais pour la frime !... le compère

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