‹ La pitié sons la terreurChapitre 76 sur 83 · ACTE IV. — SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE IV. — SCÈNE V

ROBESPIERRE

La nature, Saint- Just, t'a fait à mon image.

Je crois de la sagesse entendre le langage,

Loin des illusions qui trompent les rêveui's ,

Quand tes mâles accents montrent des temps meilleurs.

D'un régime odieux si tout est à refondre ,

Aux obstacles vivants l'échafaud doit répondre.

L'œuvre commence à peine : aux périls renaissants

Opposons, résolus , des travaux incessants.

On s'avance impassible , et des races futures

On ne craint pas l'arrêt, quand on a les mains pures.

saint-jus r.

Ce qui perd les partis , ce qui doit les flétrir Et soutient notre espoir, c'est qu'ils veulent jouir. A leurs chefs les festins , le luxe des maîtresses ; Un grand réformateur rompt avec ces faiblesses.

ROBESPIERRE

Et jamais son esprit n'est dupe de son cœur ; Il ne voit que l'État : assurer son bonheur Est le but qu'il poursuit à travers l'insomnie , Et nulle ambition ne trouble son génie.

Le mien s'alarme... hélas! qui connaît l'avenir?. — Saint-Just , ton messager tarde bien à venir!

SAINT-JUST

Je le vois , il accourt.

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