ACTE IV. — SCKNK 11. i
i;i jentrovis à peine une ombre de bonheur
•Jiiand l'homme s'éteignit dans le législateur.
Sans cesse alors formant quelque projet utile, ,Et tout à la patrie , il oubliait Lucile ;
)u , pour se reposer , m'appelant au jardin , lisait les amours d'Estelle et Némorin.
juels doux soirs j'ai passés, écoutant sa lecture ! lelles réflexions ! comme il sent la nature ! I Grand et simple , avec moi c'est un enfant soumis. I Pourquoi faut-il, hélas ! qu'il ait tant d'ennemis ? IJe sais que sa vertu les blesse, les irrite ; I Dociles, escortant l'astre dans son orbite,
Que ne s'éclairent-ils au feu de ses rayons ?
Mais non : chacun s'égare en ses opinions, i Et , jaloux de ses plans , ne veut . pas reconnaître ,
Le droit pour souverain, Robespierre pour maître.
Quel autre cependant , en nos temps pervertis , Peut d'une main plus ferme enchaîner les partis , Et, portant des coups sûrs., hardiment légitimes, Braver pour la vertu l'apparence des crimes? — A leurs yeux déliants échappe ta grandeur , Sublime citoyen ! jamais ta profondeur Par ces jaloux esprits ne sera soupçonnée.
490 tA PITIÉ SUtS LA T£RREtR.
Eh bien! fauciie l'ivraie, achève ta journée, r/ Moissonneur : aux prisons tous les traîtres ! il faut Continuer sans peur l'œuvre de l'échafaud , Et qu'aux abois , sans chefs , la France se rassure En te voyant enfin prendre la dictature.